Diplomatie - Page 37

Marrakech Air Show, Dwight L. Bush rappelle l’engagement mutuel du Maroc et des Etats-Unis pour la stabilité et la sécurité en Afrique

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L’ambassadeur américain au Maroc, Dwight L. Bush, accompagné du Général Frank Gorenc, commandant des Forces aériennes des États-Unis en Europe et en Afrique et de Brenda Vanhorn, conseillère commerciale senior, s’est déplacé le mercredi 27 avril 2016 au Pavillon américain du Marrakech Air Show.

L’ambassadeur Dwight L. Bush a évoqué dans son allocution à l’occasion de cette visite, l’intérêt que portent les Etats Unis à cet évènement qu’ils accompagnent depuis 2008 et leur appui au Maroc dans son positionnement comme hub régional entre l’Europe et l’Afrique.

Concernant le volet défense, l’ambassadeur a rappelé les objectifs communs du Maroc et des USA pour la stabilité et la sécurité sur l’ensemble du continent africain. Dwight Bush a également rajouté que l’exercice militaire conjoint African Lion, qui s’est terminé cette semaine avec la participation de 13 pays, reflète une vision de coopération et de renforcement de la capacité à assurer la sécurité de la population de la région.

Lire l’intégralité de l’allocution de SE M. Dwight Bush sur ce lien .

Le message du coeur du journaliste vedette d’Al Jazeera pour le Roi Mohammed VI

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Aujourd’hui le Qatar reçoit ce sage dirigeant démocrate, qui a su traverser le printemps arabe sans effusion de sang. Salutation du fond du coeur.

Après une délégation américaine, des Sénateurs français en visite à l’Institut Mohammed VI de formation des Imams

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Des sénateurs français ont visité, lundi, le siège de l’Institut Mohammed VI de formation des Imams, dans le cadre d’une mission d’information pour s’inspirer du modèle marocain en matière de formation de préposés religieux.

Le modèle marocain de gestion du champ religieux et l’organisation des lieux de cultes, étaient également au centre d’entretiens, le même jour, entre le président du groupe d’amitié maroco-européen Mohamed Cheikh Biadillah et la délégation française, présidée par la sénatrice Corinne Fere.
Il s’agit de la deuxième visite en un mois de responsables occidentaux à cet Institut après une délégation américaine représentant le Département d’Etat.
Par ailleurs, notons qu’une nouvelle Direction a été créée par Dahir au ministère des habous et des affaires islamiques : il s’agit de la direction de la gestion des affaires des préposés religieux. Elle s’occupera de d’organiser les missions religieuses, de gérer les affaires des préposés religieux et de prendre les mesures nécessaires pour augmenter leur rendement et rehausser leur niveau scientifique ainsi que d’assurer le suivi des activités religieuses et scientifiques qu’ils organisent et l’établissement de rapports périodiques.

Alexandros Axiotis, nouveau Consul Honoraire de Chypre à Casablanca.

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L’ambassade du Royaume du Maroc en France a confirmé dans un courrier daté du 19 avril 2016, adressé à l’ambassade de Chypre en France, la nomination de Monsieur Alexandros Axiotis en tant que Consul Honoraire de la République de Chypre à Casablanca.

Installé au Maroc depuis plusieurs années M. Alexandros Axiotis, est un entrepreneur et chef d’entreprises dans la région MENA. Avec cette nomination il contribuera à promouvoir de manière active et dynamique les intérêts de Chypre au Maroc en facilitant les contacts à tous les niveaux, y compris les domaines économiques et culturels.

 

Alex Axiotis , Consul Honoraire de la République de Chypre
Alex Axiotis , Consul Honoraire de la République de Chypre

#le1

Accueil exceptionnel réservé au Roi Mohammed VI au Bahreïn

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L’accueil exceptionnel et grandiose réservé à Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors de Son arrivée à Manama, n’a d’égal que la solidité et la profondeur des relations bilatérales entre le Maroc et le Bahreïn. La parade de la cavalerie royale bahreinie qui a été déployée en l’honneur du Roi Mohammed VI est un événement rare qui n’est organisé qu’en présence des grands invités de ce pays membre du Conseil de coopération du Golfe. La visite du Roi Mohammed VI était aussi l’occasion pour les deux pays de parapher un certain nombre d’accords bilatéraux dans les domaines de la Justice, de l’Economie et des Finances, des Affaires islamiques entre autres secteurs d’intérêt commun.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a été accueilli, à Sa descente d’avion par SM le Roi Hamad Ben Issa Al Khalifa, Souverain de Bahreïn.
SM le Roi Mohammed VI a, par la suite, été salué par SAR le Prince Khalifa Ben Salman Al Khalifa, Premier ministre du Royaume de Bahreïn, et SAR le Prince Salman Ben Hamad Al Khalifa, Prince héritier, Commandant suprême adjoint des Forces Armées bahreïnies, Premier vice-Premier ministre.
SM le Roi a également été salué par Cheikh Khalid Ben Ali Ben Abdullah Al Khalifa, ministre de la Justice, des Affaires islamiques et des Waqfs, Cheikh Ahmed Ben Mohamed Al Khalifa, ministre des Finances, Dr. Majid Ben Ali Al Nuaimi, ministre de l’Education.
Le Souverain a aussi été salué par M. Salman Ben Issa Ben Hindi, gouverneur de la région d’Al Muharraq, le Colonel Maher Ahmed Bouali, directeur général de la direction générale de sécurité de Manama, l’ambassadeur de SM le Roi au Royaume de Bahreïn, M. Ahmed Rachid Khattabi et des membres de l’ambassade du Maroc à Manama.
SM le Roi et le Souverain bahreïni ont, par la suite, passé en revue une haie d’honneur.

Conseil de Sécurité : Des pressions sur le Maroc?

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Les pays du Conseil de la Coopération du Golfe, et à leur tête l’Arabie saoudite, ont engagé leur responsabilité de soutenir le Maroc suite à l’accord de partenariat stratégique conclu avec Rabat suite au premier Sommet qui réuni les deux parties. Au moment où le Roi Mohammed VI quittait Ryad vers Abu Dhabi, le président américain Barack Obama rejoignait l’Arabie saoudite pour une réunion avec les Monarchies du Golfe arabe.
Les choses ne se sont pas déroulées comme voulu, les États-Unis n’ayant pas répondu favorablement aux requêtes saoudiennes : Washington a refusé de condamner la politique iranienne dans la région et a écarté toute option d’intervention militaire au sol dans le conflit syrien, alors que pour Ryad c’était chose presqu’acquise; les Saoudiens n’ont pas vu venir ce volte-face américain qui chamboule toutes les stratégies moyen-orientales des pays arabes.
Il n’est pas à écarter que ce retournement de situation trouve son origine (explication?) dans la position intraitable du Maroc qui a refusé, par la voix du Roi Mohammed VI, toute ingérence dans les affaires intérieures des pays souverains, fustigeant au passage, et dans des termes très forts, toutes les formes de complots et d’attitudes belliqueuses à l’encontre des intérêts supérieurs des pays. Et à quelques jours du vote de la nouvelle Résolution sur le Sahara, l’effervescence est à son comble dans les rangs des membres du Conseil de sécurité, car la position américaine n’est pas claire et évolue au fil des heures et des jours. Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l’Onu, et son homologue l’ambassadeur de l’Angola, poussent leur lobbying jusqu’au bout à contre-courant des intérêts du Maroc, alors que les 13 autres membres continuent d’étudier, à huis clos, le rapport du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, en vue d’une délibération les 28 et 29 avril, la veille du vote prévu le 30.
Des sources proches du dossier, ont indiqué à Le1 que la France, par le biais de sa mission permanente à l’Onu, exerce des pressions sur la Maroc pour un retour au Sahara de la branche civile de la MINURSO qui a été déclarée ‘non grata’ par les autorités marocaines suite à la crise avec le Secrétaire général. Selon un diplomate qui a souhaité garder l’anonymat, Paris anticiperait le vote du Conseil de Sécurité qui pourrait recommander, sous influence américaine, la prorogation, sous conditions spéciales, du mandat de la MINURSO et se retrouver en crise politique avec Rabat qui refuse le retour du staff civil de la mission onusienne.
Le Conseiller politique de la mission permanente de la France à New York, Philippe Bertoux, accompagné de Marie Philippe, diplomate en charge du dossier du Sahara auprès de l’ambassadeur Français, François Delattre, sont mobilisés auprès de leurs homologues marocains pour trouver un terrain d’entente sur cette question. De leur côté, les diplomates marocains ne parlent pas de pressions, mais assurent que les discussions sont tout à fait ordinaires et classiques entre les deux missions, française et marocaine, et que le contact entre le représentant permanent du Royaume Omar Hilale et l’ambassadeur Delattre sont constants et des plus ouverts.
La coordination de la négociation sur le projet de texte qui sera étudié puis voté par le Conseil de sécurité de l’Onu, est orchestrée par l’ambassadeur Alexis Lamek, ancien diplomate en poste à Téhéran et actuellement numéro 2 de la mission française à New York. Spécialiste des Droits de l’Homme, Lamek est très apprécié des 15 membres du Conseil de Sécurité, un peu moins des Chinois dont la délégation à l’Onu soutient clairement la position du Maroc :

 1) en contrepartie du soutien de Rabat quant aux dossiers de Taiwan et du Tibet; 

2) en raison des intérêts économiques majeurs de la Chine en Afrique; 

3) en prélude à la prochaine visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Pekin I annoncée par le Souverain lors du Sommet Maroc-CCG.

Abdellah El Hattach.

Le discours royal devant le CCG, une expression de fermeté rassurante au plus haut niveau

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Dans cette présente note, M. Brahim Fassi-Fihri (1), met en exergue l’importance politique et historique du discours royal prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI devant le Conseil de la Coopération du Golfe. L’auteur y met l’accent sur la profondeur et le sens du message de fermeté voulu et véhiculé par le Souverain lors de ce discours et les leçons géopolitiques qu’il faut en tirer.

SM le Roi Mohammed VI, a donné le ton et a rappelé avec force la posture et la position du Royaume, dans son Discours prononcé, lors du 1er Sommet Maroc-CCG, face aux agissements partiaux du Secrétariat des Nations Unies et face aux manœuvres des adversaires de notre intégrité territoriale. SM le Roi a recadré avec fermeté le SG de l’ONU, en rappelant son inadmissible absence de neutralité tout en mettant en avant sa méconnaissance évidente de la question du Sahara. Cette nouvelle expression au plus Haut niveau, de la fermeté rassurante, dont fait preuve le Royaume lorsque ses intérêts supérieurs sont menacés, intervient au meilleur moment, puisque le SG de l’ONU, tente à travers son Rapport d’influencer les membres du Conseil de Sécurité. Certains médias ont qualifié ce Rapport d’équilibré, cependant, à la lecture de la version définitive présentée aujourd’hui, il apparait sur le fond, tendancieux et hostile au Maroc.

Le Rapport, et notamment les paragraphes 91, 95 et 96 viennent confirmer que le SG, cherche, comme le souhaitent le Polisario et l’Algérie, à définir de nouveaux paramètres de négociation.

En effet, est-il acceptable de laisser dire au SG de l’ONU, que la situation de précarité dans les camps de Tindouf est due à la “privation” des populations séquestrées à l’accès aux ressources naturelles du Sahara?

Par ailleurs, comment ne pas réagir au fait que les 18 paragraphes consacrés aux Droits de l’Homme, minimisent les actions menées par le Maroc, pourtant mises en avant dans les dernières résolutions du Conseil de Sécurité?

De plus, comment occulter le fait que le SG de l’ONU exagère l’impact de la décision du Maroc de supprimer la composante politique et une partie de la composante civile de la Minurso, sur le fonctionnement de sa composante militaire, alors que celle-ci agit tout à fait normalement?

Comment, également, permettre à ce dernier de créer une honteuse confusion entre le départ des 84 agents de la Minurso et l’instabilité de la région ?

Comment, enfin, accepter que le SG mettent sur le même pied d’égalité l’Initiative marocaine d’autonomie, jugée sérieuse et crédible par toutes les résolution du CS depuis avril 2007, avec la proposition du Polisario ?

Le Rapport, et notamment les paragraphes 91, 95 et 96 viennent confirmer que le SG, cherche, comme le souhaitent le Polisario et l’Algérie, à définir de nouveaux paramètres de négociation.

Les mots de SM le Roi, devant les membres du CCG, représentent donc une réponse idéale au contenu du Rapport et aux agissements du Secrétariat de l’ONU. Le Souverain, dont les propos ont marqué les esprits, a tenu judicieusement à démontrer que le mois d’avril, qui coïncide avec les échéances onusiennes sur la question du Sahara, est un épouvantail que certaines parties utilisent contre le Maroc, comme moyen de “pression ou d’extorsion”.

GCCMOR
1er Sommet Maroc Pays du Golfe
Le soutien fort et clair apporté par les 6 pays membres du CCG, à l’intégrité territoriale du Royaume et à la marocanité du Sahara, est un acquis considérable pour le Maroc et constitue un puissant encouragement aux efforts menés pour la résolution de ce différend régional. Nul doute, que la solidarité exprimée par tous les pays membres du CCG, encouragera d’autres partenaires du Maroc, à affirmer leur appui au Royaume.


 

(1) M. Brahim Fassi Fihri est le président fondateur de l’Institut Amadeus. Lauréat en sciences politiques de l’Université de Montréal, il fonde en 2008 ce Think Tank, dont il deviendra le président. L’Institut Amadeus est classé 13e Think Tank dans la région MENA et 6e du Monde Arabe.