Corps diplomatique - Page 2

L’ambassadeur gambien au Maroc rappelé dans son pays après avoir coupé le doigt d’un membre du personnel

L’ambassadeur gambien au Maroc, Alasan S. T. Jammeh, a été rappelé par son gouvernement après avoir été impliqué dans une bagarre avec l’un des membres du personnel de l’ambassade dont le doigt aurait été mordu, rapporte ce lundi 18 juin le site d’information gambien The Point.

 

L’incident a été décrit comme un «coup diplomatique sérieux», étant le premier de son genre dans l’histoire de la diplomatie gambienne, souligne The Point.

Une source qui a parlé sous le couvert de l’anonymat a dit que Bakary Jarju, responsable du protocole et de la protection sociale à l’ambassade, avait utilisé l’un des véhicules de l’ambassade pour sortir effectuer une promenade.

«Quand il est revenu, l’ambassadeur Jammeh a demandé à l’intéressé pourquoi il utilisait le véhicule et ce dernier de lui rétorquer de ne pas s’en mêler du moment qu’il (l’ambassadeur) a son propre véhicule personnel.»

La même source a ajouté qu’une dispute verbale s’en est suivie aboutissant à un combat au corps au cours duquel l’ambassadeur, Alasan Jammeh, a mordu et coupé le doigt de son collaborateur Bakary Jarju.

L’ambassadeur Jammeh, qui a présenté ses lettres de créance au roi Mohammed VI en janvier 2018, a été rappelé illico presto par le président Adama Barrow en personne pour consultation. «On lui a demandé de donner sa version des faits. De même pour l’employé et d’autres témoins de l’incident. Après avoir entendu les deux parties, les autorités décideront de la mesure qui sera prise.»

En termes diplomatiques, l’ambassadeur a vraiment manqué de doigté !

Mohamed Ben Ayed, nouvel ambassadeur de Tunisie à Rabat

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Le président tunisien Béji Caïed Essebssi a remis ce mardi 27 mars ses lettres de créances à Mohamed Ben Ayed en qualité d’ambassadeur de la Tunisie au Maroc au cours d’une cérémonie au palais de Carthage en présence du ministre des affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui.


L’ambassadeur Mohamed Ben Ayed est un juriste de formation. Il remplace à ce poste Mohamed Najem Gharsalli rappelé par Tunis pour une affaire touchant la sûreté de l’Etat. Lire ici

Vidéo – Message d’Emmanuel Macron à la World Policy Conference à Marrakech

Message du Président français, Emmanuel Macron, aux participants à la 10ème édition de la World Policy Conference lu par Jean-François Girault, Ambassadeur de France au Royaume du Maroc.


Texte intégral du mot d’Emmanuel Macron

Je salue tous les participants à la World Policy Conference, qui fête cette année son dixième anniversaire, et félicite son Président Thierry de Montbrial pour avoir établi, dans le paysage international, ce forum francophone qui permet de débattre, sans exclusive, des principaux défis de notre temps.

J’adresse également des salutations amicales aux autorités marocaines, qui sont des partenaires solides dans cette entreprise, puisque c’est la troisième fois que la WPC se déroule au Maroc, sous le Haut patronage du Roi. L’ouverture du Maroc sur le monde, et notamment à l’Afrique, se renforce chaque année, recoupant les efforts français d’un lien d’intégration plus intense entre l’Europe et le continent africain.

Je pourrais facilement faire mien l’objectif de la WPC – réfléchir aux moyens de conserver une gouvernance mondiale raisonnablement ouverte, capable d’absorber les chocs tout en facilitant les changements désirables – car c’est bien dans ce sens que j’ai voulu agir au cours des premiers mois de mon mandat.

Je me suis bien sûr consacré aux urgences, en réunissant les protagonistes de la crise en Libye, par exemple, ou encore en accueillant à Paris, le 28 août dernier, les dirigeants africains et européens les plus directement concernés par les flux migratoires sur la route de la Méditerranée centrale.

Mais ces innombrables défis de court terme n’iront qu’en se multipliant si nous ne traitons pas les problèmes de fond, si nous n’essayons pas de relever les défis de long terme. J’en mentionnerai trois :

• Celui du développement, pour lequel j’ai fixé l’objectif de consacrer 0,55% de notre revenu national d’ici cinq ans, en prêtant une attention particulière à l’efficacité de notre aide : plus d’innovations, d’intelligence, de partenariats locaux, et une plus grande responsabilité sur le terrain. Je voudrais que l’Alliance pour le Sahel, que nous avons lancée avec l’Union européenne, la banque mondiale et le PNUD, soit un exemple de cette exigence renforcée.

• Celui de l’éducation et de la santé, que les crises aigues que nous traversons ne doivent pas nous faire perdre de vue. J’appelle la communauté internationale à être au rendez-vous en février 2018 à Dakar pour la reconstitution du partenariat mondial pour l’éducation que la France coprésidera avec le Sénégal. Je l’appelle aussi à redoubler d’efforts en faveur de la santé, à l’heure où l’on reparle, dans la région de l’océan Indien, de maladies qu’on croyait oubliées comme la peste.

• Troisième défi, celui du climat, pour lequel la France et le Maroc se sont mobilisés successivement, avec le succès de la COP21 à Paris en 2015 puis de la COP22 à Marrakech l’an dernier. Ne nous y trompons pas : le combat n’est pas gagné pour autant, et j’essaierai de mobiliser la communauté internationale le mois prochain à Paris autour de solutions concrètes en mobilisant les financements publics et privés.

Pour tous ces défis, nous devons prêter attention aux outils qui sont les nôtres, aux règles et aux institutions qui nous permettent de repousser la faim, la maladie, l’ignorance et la guerre. Le multilatéralisme est un bien précieux, aujourd’hui menacé, et je compte sur chacun d’entre vous pour défendre ce bien public mondial.

Je sais combien les participants à la World Policy Conference, qui viennent des cinq continents, y sont attachés. Je sais qu’ils partagent ces objectifs de répondre à la fois à des défis géopolitiques pressants et à des enjeux de plus long terme, de façon coopérative et efficace. C’est pourquoi je souhaite que vous me teniez au courant de vos délibérations et me fassiez part de vos recommandations.

Je souhaite que le dialogue international sur l’organisation de notre planète se poursuive, et je sais pouvoir compter sur la World Policy Conference pour produire de meilleures idées, de meilleures politiques, et avancer le débat.

Heureux anniversaire à la WPC pour ses dix ans : elle fait œuvre utile.

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Un diplomate marocain nommé Directeur Asie, Australie et Pacifique à la Ligue arabe

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Le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou al-Gheit, a nommé le diplomate marocain, Mohamed Bensedik, à la tête de l’importante Direction Asie, Australie et Pacifique relevant du Département des affaires politiques internationales au sein de la Ligue arabe.

Cette direction couvre une large zone géographique englobant l’ensemble des pays asiatiques, l’Australie et la vaste région du Pacifique.

Mohamed Bensedik, qui sera également chargé de la coopération arabo-asiatique, pilotera les forums annuels Chine-Monde Arabe, Inde-Monde Arabe et Japon-Monde Arabe.

Le diplomate marocain, qui a rejoint le Secrétariat général de la Ligue arabe en 2005, a exercé au département des affaires de sécurité nationale avant d’officier à la direction des affaires asiatiques dont il préside désormais à la destinée.

Il remplace dans ces fonctions le diplomate saoudien Dr. Khalid Ben Nayeh El Habbas.

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Mort de Menouar Alem, ambassadeur du Maroc à Ankara

L’ambassadeur du Maroc en Turquie, Menouar Alem, est mort aujourd’hui à l’âge de 62 ans.

Menouar Alem remettant ses lettres de créance au Président turc

Diplomate de carrière, il a intégré le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en 1979, où il a occupé plusieurs postes de responsabilité. Longtemps ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, représentant du Maroc au sein du Dialogue méditerranéen de l’Otan, Menouar Alem a été nommé ambassadeur en Turquie le 13 octobre 2016.

Aimé et respecté par ses pairs marocains et étrangers, il laisse un grand vide auprès de ses amis et membres de sa famille.

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Nasser Bourita marque de son empreinte la nomination des nouveaux ambassadeurs

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Lors du Conseil des ministres tenu à Casablanca le dimanche 25 juin 2017, le Roi Mohammed VI a approuvé la nomination de 13 nouveaux ambassadeurs désignés dans plusieurs capitales du monde. Des chancelleries vacantes ont été pourvues, d’autres renforcées et des missions créées. Cette nouvelle valse de nominations porte l’empreinte du nouveau ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

Dans le cadre de la nouvelle politique africaine menée par le royaume et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, il était nécessaire de donner une nouvelle impulsion à cette dynamique par la nomination des profils adéquats aux postes diplomatiques sensibles. Rabat vient ainsi de créer une nouvelle mission diplomatique, à savoir la représentation permanente du royaume auprès de l’union africaine, indépendante de l’ambassade du Maroc à Addis Abeba. Elle a été confiée à Mohamed Arrouchi, actuel consul général du Maroc à Strasbourg, qui a longtemps roulé sa bosse au sein du service central du ministère des Affaires étrangères et dans les missions diplomatiques du royaume à Vienne, New York et Genève

De son côté, la mission du Maroc en Mauritanie est demeurée vacante depuis le décès de Abderrahmane Benomar. Le poste est revenu à l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Hamid Chabar, plusieurs fois Wali et ambassadeur. Poste hautement sensible, Chabar dispose du profil diplomatico-sécuritaire idoine afin de remplir la mission pour laquelle il a été affecté. Ancien gouverneur et Wali dans les provinces du sud, directeur central au ministère de l’Intérieur, numéro 2 de la mission du Maroc à New York, Hamid Chabar aura la difficile tâche de remettre sur les rails les relations entre Rabat et Nouakchott. Il lègue son poste à Akkra à Mohamed Ferhat, ancien second d’ambassade à Pékin et à Paris et ancien chef de division à la direction Afrique au service central.

L’ancien bras droit de Lalla Joumala à Londres, Othmane Bahnini, est propulsé ambassadeur à Lisbonne, au Portugal. Il y succède à Karima Benyaïch désignée chef de la mission diplomatique du Maroc à Madrid en lieu et place de son frère, Fadel, muté à Bucarest en tant qu’ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du royaume auprès de la Roumanie. D’aucuns parleront de disgrâce pour l’ancien chargé de mission au Cabinet Royal, mais l’apparition de ce dernier aux côtés des conseillers royaux lors de la présentation des vœux de l’Aid al-Fitr prouve que le choix du camarade de classe de Mohammed VI pour Bucarest relève d’un redéploiement en force de la diplomatie marocaine en direction de l’Europe de l’Est et non pas une sanction à l’encontre du fils de feu le docteur Benyaïch, médecin particulier de Hassan II.

La mission du Maroc à Genève, laissée vacante depuis la nomination de Mohamed Aujjar à la tête du ministère de la Justice dans le gouvernement El Othmani, a désormais un locataire. Omar Zniber, diplomate de carrière, ancien ambassadeur à Berlin et Vienne, est le nouveau représentant permanent du royaume auprès du bureau des Nations unies à Genève. Compétent et affable, Omar Zniber diligentera, à l’international, tous les aspects politiques et juridiques ayant trait aux droits de l’homme au Maroc.

La grande surprise nous vient de Pékin. Le nouvel ambassadeur du Maroc en Chine, qui a roulé sa bosse dans les plus grandes capitale du monde, coulait des jours heureux et tranquilles dans sa retraite. Aziz Mekouar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait presque toute sa carrière diplomatique à l’extérieur du royaume. Ambassadeur à Luanda, Lisbonne, Rome et Washington, il a été admis il y a quelques années à faire valoir ses droits à la retraite. Repêché par  son oncle maternelle Othmane Benjelloun, il est administrateur de BMCE Bank et conseiller du président. En 2016, à l’occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech, Salaheddine Mezouar fait appel à ses services en qualité d’ambassadeur chargé des négociations multilatérales. Sa double casquette de “diplomate-banquier” est une chance pour le Maroc en vue de booster les relations économiques entre Rabat et Pékin. Et avec plus de 40 ans d’expérience dans le circuit diplomatique à son actif, les autorités chinoises n’auront certainement aucun mal à collaborer avec ce chevronné de la négociation.

Par ailleurs, il était nécessaire de faire fondre la glace entre Rabat et Ryad dont les relations bilatérales, sur le plan diplomatique s’entend, ne sont pas au beau fixe. Le choix de Mustapha Mansouri est éminemment politique. Membre du bureau politique du RNI, ancien ministre, ancien Président de la Chambre des représentants, ancien patron du parti de Aziz Akhannouch, et proche de ce dernier, la nomination de Mansouri en Arabie saoudite fera l’unanimité à Ryad qui considérera ce choix comme un signe de bonne volonté de la part de Rabat et une main tendue pour une normalisation des relations bilatérales. Le poste ne pouvait pas demeurer vacant depuis le départ à la retraite de Abdeslam Baraka, surtout après la nomination d’un nouveau prince héritier, en la personne de Mohamed Ben Salmane, nouvel homme fort de l’Arabie saoudite. Il était nécessaire et urgent de combler ce vide, et Mustapha Mansouri dispose des qualités personnelles et subjectives pour cette mission hautement stratégique. Frère de Mansouri Benali, chargé de mission au Cabinet royal et du général Mimoun Mansouri, patron de la Garde royale, lui-même beau-père de Abdelaziz Alaoui, frère du Chambellan du Roi, Sidi Mohamed Alaoui, Mustapha Mansouri est un pur produit de l’Establishment.

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L’Ambassadeur de France au Maroc se met à l’arabe

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A l’occasion du mois de Ramadan, le chef de la Mission diplomatique française à Rabat a félicité le peuple marocain pour l’avènement de ce mois sacré. Et en arabe s’il vous plaît !

Louable initiative que celle de l’Ambassadeur de France au Maroc ! En effet, Jean-François Girault et son épouse, Marie-Cécile Tardieu Girault, ont tenu à exprimer leurs vœux à l’occasion du mois sacré de Ramadan par écrit, et en arabe.

Et c’est l’Ambassadeur de France en personne qui a, de ses propres mains, et avec sa propre écriture, apposé ses souhaits au peuple marocain. Le moins que l’on puisse dire est que sa calligraphie, certainement perfectible, n’a rien à envier à celles de nos responsables.

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