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Art & Diplomatie - Page 3

Quand Emmanuel Macron tutoie Mohammed VI

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Dans un geste calculé, Emmanuel Macron a dévoilé une certaine complicité et proximité personnelles avec le Roi Mohammed VI, durant son allocution devant un parterre de Chef d’Etats, de diplomates, d’hommes d’affaires et d’Art arabes, à l’occasion de l’inauguration du musée du Louvre Abu Dhabi.


Emmanuel Macron, qui défendait le rôle important de l’art et des artistes pour combattre l’obscurantisme, s’est adressé au Roi Mohammed VI en le tutoyant : « Parce qu’ils découvriront qu’en croisant des artistes, comme Léonard de Vinci, comme les auteurs du Dragons Chinois, comme vos photographes (s’adressant à Mohammed ben Zayed) comme tes peintres ( s’adressant au Roi Mohammed VI) ils découvriront à chaque fois des esprits rebelles. »

Une complicité qui était bien perceptible durant la visite du musée qui a précédé l’allocution du Président Français, où la première dame, Brigitte Macron, et son mari semblaient proches du monarque.

Discours de conquête d’Emmanuel Macron lors de l’inauguration du Louvre Abu Dhabi

Après avoir visité les différents pavillons du Musée du Louvre d’Abu Dhabi inauguré ce mercredi aux côtés du Roi Mohammed VI, le président français, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte Macron et du prince héritier d’Abu Dhabi et Commandant Adjoint des Forces Armées des Emirats Arabes unis, Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, a adressé, aux chefs d’Etats arabes, un discours politique et de combat sur «la beauté et la lumière» de l’art contre l’obscurantisme.


Emmanuel Macron a choisi d’emblée de qualifier le Musée d’Abu Dhabi de «Louvre du désert et de la lumière», ce qui va constituer le fil conducteur de tout son allocution face à une audience composée essentiellement de Chefs d’Etats, de princes et d’hommes d’affaires et d’arts arabes. Il a insisté dans son discours, d’expression lyrique, sur la beauté et la lumière contrastant avec «l’obscurantisme du fondamentalisme islamique.» «Ce Louvre du désert et de la lumière» dit-il, «est la réponse que nous devons à tous les obscurantismes […]. Ce Louvre du désert et de la lumière est cette volonté de porter ensemble nos cultures», a clamé Emmanuel Macron.

«Nous n’avons rien de plus urgent que de promouvoir la culture, l’éducation, la beauté», a poursuivi le chef de l’Etat, insistant sur l’importance d’un lien entre Orient et Occident pour lutter contre l’extrémisme. Le président français voit le musée comme «une réponse que la France doit donner [aux côtés des Emirats] face à l’obscurantisme : ce Louvre du désert et de la lumière que vous avez voulu, est un lien pour au moins les trois décennies qui viennent […] Nos religions sont liées, nos civilisations sont liées», a martelé le président, ajoutant que « ceux qui veulent faire croire que l’Islam se construira en détruisant les autres religions monothéistes sont des menteurs.»

Ça sera le combat pour la langue française

Emmanuel Macron a profité de sa tribune pour défendre la langue française et la francophonie, en demandant au Prince MBZ, dans un lyrisme passionné, ample et expressionniste, d’intégrer la langue française dans l’école publique émiratie. «Ce sera le combat pour la langue, la langue française, que je veux plus forte et plus rayonnante, ici comme dans toute la région à vos côtés. J’ai un rêve secret, mon cher ami, mon cher prince, c’est que le français reprenne sa place dans ton enseignement secondaire et partout dans les écoles publiques et j’y prendrai toute ma part pour y aider» s’est enthousiasmé Emmanuel Macron.

Le Louvre Abu Dhabi, ce merveilleux piège à bêtises

En conclusion de son discours, le président français a rappelé le rôle de l’art et des musées pour combattre l’obscurantisme : «si je suis ici avec vous, ce n’est pas seulement pour ouvrir un musée fermé […] C’est pour ouvrir ce merveilleux piège à bêtise, qu’a créé Jean Nouvel par votre volonté, parce que nous allons attraper toute la bêtise du monde et la détruire ici» a achevé Emmanuel Macron son allocution sous les applaudissements appuyés de l’assistance.

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Quand l’administration étouffe les ambitions citoyennes

Neila Tazi, fondatrice du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, s’est fendue d’un long billet sur Facebook contre l’administration, lui reprochant de faire perdre au Maroc une occasion de faire rayonner le patrimoine de l’art des Gnaoua dans le monde. Neila Tazi qui est également Viceprésidente de la CGEM et Vice-présidente de la Chambre des Conseillers,  vient d’être informée que son ambition d’inscrire l’art des Gnaoua sur la liste du patrimoine oral et immatériel de l’humanité, a été encore une fois étouffée après 5 années de procédures administratives.


20 ans durant, avec le Festival Gnaoua et Musiques du Monde nous avons mené un travail acharné pour redonner à la culture des Gnaoua ses lettres de noblesse, pour rendre aux Gnaoua leur dignité. Depuis le premier jour en 1998, malgré les apparences, nous avons affronté de très/trop nombreuses difficultés, mais nous nous sommes accrochés, et la reconnaissance de l’art des Gnaoua sur la scène musicale mondiale, l’engouement du public et des medias n’ont fait que se renforcer tout au long de ces 20 années.

Puis en 2009 nous avons créé l’association Yerma Gnaoua pour la sauvegarde et la promotion de l’art gnaoui. Nous avons milite pour que le ministère de la culture délivre aux Gnaoua des cartes professionnelles pour qu’ils soient reconnus comme des artistes à part entière et sachant aussi que cela leur accorde des droits sociaux. Puis nous avons réalisé une anthologie de la musique gnaoui qui comporte l’enregistrement intégral du répertoire musical, la retranscription des textes chantés (en arabe que nous avons traduit également en français) et un ouvrage qui apporte un éclairage historique et anthropologique.

Puis il y a 5 ans nous avons constitué un solide dossier et demandé au ministère de la culture d’introduire auprès de l’Unesco notre demande d’inscription de l’art des Gnaoua sur la liste du patrimoine oral et immatériel de l’humanité. Cette démarche relevait d’un sentiment d’urgence, parce que de nombreux Maalems nous ont quitté tout au long de ces années, emportant avec eux tout un pan de cette tradition orale. Une mesure de sauvegarde devenait donc de plus en plus nécessaire pour que ce qui a démarré par la volonté de quelques passionnés devienne le succès, le patrimoine et la responsabilité de tous.

Mais je vous laisse imaginer le mépris auquel nous avons eu droit face au manque d’intérêt de la part des hauts responsables marocains concernés et de la haute administration. Chaque année notre dossier restait sous la pile pour des raisons incompréhensibles. Chaque année on nous inventait quelque chose.

Apres 5 ans de sollicitations déterminées, de courriers et de rdv incessants j’apprends encore aujourd’hui que le dossier des Gnaoua ne sera pas traité avant au moins deux ans.

La question est : Pourquoi ?

Les Gnaoua ne méritent-ils pas que tout le monde se mobilise, ne serait-ce qu’au regard du rayonnement qu’ils apportent à notre pays depuis 20 ans ? Au regard du lien social et spirituel qu’ils ont su créer ?

Là où chaque haut responsable s’empresse de glisser dans ses initiatives le mot « Afrique » pour prouver coûte que coûte qu’il s’inscrit dans la vision de Sa Majesté, certains n’ont-ils toujours pas compris que l’expression la plus évidente de notre ancrage africain est bien cet héritage musical venu d’Afrique subsaharienne ?

20 ans et tout le chemin parcouru n’ont-ils pas suffit pour convaincre de la pertinence de ce travail ?

Devons-nous encore en 2017 attendre des interventions au plus haut niveau pour qu’un projet aussi cohérent puisse enfin susciter l’intérêt des responsables concernés ?

Neila Tazi
Festival Gnaoua et Musiques du Monde
Fondatrice et productrice
Yerma Gnaoua
Présidente déléguée

 

Marrakech : Emily Ratajkowski enflamme La Mamounia

Pour enflammer Marrakech, qui mieux que la star planétaire du mannequinat, du cinéma et de l’activisme féministe?

Après la fashion week à Paris où elle a enflammé les défilés parisiens, Emily Ratajkowski a passé ce week-end dans la ville ocre où elle a fait des séances de shooting au célèbre palace de La Mamounia et dans un Riad à Jamaa Lefna.

La star de Gone Girl, tourné aux côtés de Ben Affleck, s’illustre aussi par des positions politiques tranchées lorsqu’elle prend fait et cause pour le candidat Bernie Sanders dans le cadre des primaires démocrates pour l’élection présidentielle américaine de 2016.

À Marrakech, Emily Ratajkowski, s’est offert un luxueux séjour en compagnie de son amoureux Jeff Magid, pour le plus grand plaisir de ses millions de fans sur Instagram où elle a posté quelques-uns de ses moments féériques passés au Maroc.

Merci Marrakech, you are amazing @lamamouniamarrakech

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Как же я люблю её ❤️#emrata #emilyratajkowski

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Clásico Reino de Marruecos : Le Rif à l’honneur au Chili

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La IIème édition du Clásico Reino de Marruecos, classique de sports hippiques disputé annuellement au Chili, s’est déroulée la semaine dernière à l’hippodrome « Valparaiso Sporting » à Viña del Mar, au sud de Santiago, la capitale chilienne. Cette manifestation sportive, organisée en collaboration avec l’ambassade du Maroc au Chili, est devenue l’une des courses hippiques les plus courues du programme annuel organisé par le Club. L’événement, qui a attiré un nombre très important de passionnés de chevaux et d’équitation, a fait un joli clin d’œil à la région du Rif marocain.

Le Clásico Reino de Marruecos, qui a pour objectifs de promouvoir l’image du Maroc au Chili et en Amérique Latine, se déroule dans le cadre prestigieux de l’Hippodrome Valparaiso Sporting, club huppé du Chili fondé par les Anglais au XIXème siècle.



Les courses de ce Classique portent généralement les noms de villes et de personnalités marocaines. Les organisateurs ont fait la part belle à la région du Rif marocain, en baptisant la course numéro 1 Abdelkrim El Khattabi et la numéro 10 du nom d’Al Hoceima. Avec les événements et mouvements sociaux que connaît le Rif depuis bientôt un an, la symbolique a toute son importance et une portée politique non négligeable.

Et, simple coïncidence peut-être, lors de la cérémonie de remise des Prix à laquelle ont participé  le Consul honoraire du Maroc dans la région de Valparaiso, David Dahma Bertelet, le directeur du Sporting Club Valparaiso, Italo Traverso Natoli, le Maroc était représenté par le chargé d’affaires de l’Ambassade du royaume au Chili, Zakaria Balga…lui-même rifain !

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En présence d’une pléiade de représentants du monde de la diplomatie, des médias, du sport, de la culture et de la communauté marocaine et arabe établie dans la région, le Clásico Reino de Marruecos a vu aussi défiler des courses baptisées du nom de résistants ou anciens militants de la gauche marocaine parmi lesquels certains ayant appartenu à l’extrême-gauche marocaine ou de formations politiques non reconnues. Nous citerons à titre d’exemple, la course numéro 3 baptisée Mohamed Zerktouni  la 5 du nom de Abderrahim Bouabid ou la 7 attribuée à Allal El Fassi. Pour leur part, les porte-drapeaux de Ila al-Amam Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual héritent respectivement des courses 9 et 15. Driss Benzekri représentait quant à lui la course numéro 17. Quand on sait que Abdellatif Zeroual est mort en 1974 sous la torture de ses geôliers à «Derb Moulay Chérif», on peut dire que le Clásico Reino de Marruecos, doté de près de 41 millions de dollars, adopte une connotation politique qui véhicule clairement les efforts fournis par le Maroc en matière des libertés et des droits de l’homme, tout en invoquant la symbolique qui fait aujourd’hui l’actualité au Maroc, à savoir le Rif.

Grand amoureux du cheval, le Roi Mohammed VI encourage toutes les activités y afférant. C’est en effet le souverain qui est derrière le lancement, en 2008, du Salon du cheval dans le paysage sportif et culturel marocain, et sa pérennité par le développement de la filière équine et à la préservation du formidable capital immatériel que représente le patrimoine équestre national.

Rappelons qu’au mois d’avril 2017, était organisée à Las Vegas, par The Arabian Horse Breeders Alliance «AHBA», et sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la 11ème édition de la Coupe du monde du Cheval Barbe “ABWC 2017”, qui s’est clôturée par la remise de trophées offerts par le souverain aux gagnants des différentes disciplines qui ont concouru durant cette édition.

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Othman Benjelloun honore Fès à l’occasion de l’anniversaire de Mohammed VI

C’est en l’an 809 de notre ère que Moulay Idriss II fonde la ville de Fès. L’héritier de d’Idriss 1er en fera même la capitale de son règne sous l’ère duquel sera bâtie l’Université Qaraouyine, première du genre au monde. Capitale de la dynastie des Mérinides, Fès l’impériale sera le lieu de rencontre des intellectuels de tous bords et un véritable bastion religieux, dans le sens noble du terme. Fès à lui seul est une véritable invitation au voyage dans une cité riche par son histoire, la beauté de ses monuments, le raffinement de sa culture et la grandeur de ses souverains.

Ibn Rochd, Maimonide, un futur Pape du Vatican, des mathématiciens de renom, des poètes andalous, des Alems berbères et arabes, des rabbins, des cosmographes, des géographes, entre autres confréries religieuses, ont fait de Fès leur fief intellectuel durant plusieurs siècles. Le plus connu de ces personnalités qui ont adopté la ville et qui les a adoptés, outre Mohamed Ben Abdelkrim El Khattabi, est, sans conteste, Al-Hassan Al-Wazzān, plus communément connu par Léon L’Africain, a frappé de son sceau l’histoire de la capitale spirituelle et culturelle du Maroc.

Fès c’est aussi son artisanat séculaire et les métiers groupés dans la ville par quartiers désignés par le nom de la spécialité, à l’instar des Nejjarines, Dabbaghines, Attarine, entre autres Seffarines mondialement connus par leur doigté dans la bijouterie, la boissellerie, la poterie, la céramique, la reliure, la broderie et épices.

Inscrite au patrimoine de l’UNESCO, Fès incarne une valeur universelle dans le domaine des arts traditionnels authentiques et son histoire est le témoignage d’un legs millénaire qu’a tenté de résumer l’œuvre réalisée par la Fondation Benjelloun-Mezian dans laquelle 42 éminents chercheurs et historiens marocains et étrangers ont apporté un jalon selon leur domaine de compétence.

« Fès : l’Ame du Maroc – 1200 ans d’histoire » est né d’une forte volonté d’explorer les différentes facettes du développement historique de la ville de Fès depuis son apparition dans l’histoire jusqu’aux temps modernes.

Et c’est lors de la réception offerte par le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête de la Jeunesse qui s’est déroulée à M’diq le 21 août 2017, que Othman Benjelloun a offert au souverain cet ouvrage d’art et d’histoire qui rend un vibrant hommage à la ville de Fès et à travers elle, à l’histoire du Royaume.

L’œuvre, d’une rare beauté, et éditée en quatre langues, cherche à raconter l’histoire de Fès avec la ferme conviction qu’en explorant et en décrivant le passé, il sera permis de préserver sa mémoire historique pour la transmettre aux générations futures, jetant ainsi les bases d’un avenir meilleur.

L’ouvrage, qui retrace aussi l’épopée du Royaume et de ses dynasties à travers l’histoire millénaire de sa capitale spirituelle Fès, présente également la ville ancienne sous son aspect multiculturel ainsi que sous d’autres allures moins connues, qui révèlent la complexité fascinante de la vie au cœur de Fès.

Aujourd’hui, la capitale spirituelle du Maroc est le carrefour des musiques sacrées du monde, Festival annuel organisé sous la présidence et la présence effective de la Princesse Lalla Salma qui y convie tous les ans des personnalités mondiales de premier plan. Aux côtés de celui de la Culture soufie, le Festival des musiques sacrées du monde est désormais un événement culturel majeur dans l’agenda culturel international, notamment grâce aux valeurs humanistes qu’il véhicule à savoir la liberté, la tolérance et l’ouverture. En l’espace de neuf jours, Fès devient le croisement d’expressions artistiques et de réflexions philosophiques qui redonnent à la ville son aura d’antan, de la même belle manière que l’a compilée l’ouvrage présenté au Roi Mohammed VI par Othman Benjelloun.

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Quand Macron veut sa photo avec Maradji

« Je veux prendre une photo avec vous monsieur Maradji, je vois qu’il ne manque que moi dans ces photos » c’est ainsi que le Président français, au terme de sa visite au Maroc, a interpellé le photographe des Trois Rois, Mohamed Maradji.


C’est non sans fierté que Mohamed Maradji a publié sur sa page Facebook, les photos prises avec Emmanuel Macron et son épouse sur le tarmac de l’aéroport Rabat-salé. Mohamed Maradji a présenté et offert son dernier ouvrage « Les Trois Monarques » au couple présidentiel qui s‘apprêtait à quitter le royaume, après avoir été reçu la veille par le Roi Mohammed VI.

Maradji, qui avait l’air d’avoir bien préparé son coup, a sorti de sa poche un dépliant contenant toutes ses photos en compagnie de l’ensemble des présidents français de la Vème république, et en particulier avec le général de Gaulle en 1963, à Paris. Après avoir exhibé ce précieux document, Maradji rapporte la réaction de Macron : « Oh La La!! Avec de Gaulle, vous avez de la chance d’avoir approché ce grand président. Alors je vais prendre une photo avec vous, monsieur Maradji. Je vois qu’il ne manque que moi dans ces photos». La scène s’est déroulée sous les yeux du chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani qui saluait les invités du royaume au terme de leur visite.

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Galaxie Macron : ces personnalités de l’ombre qui ont accompagné le président français au Maroc

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Si aucun ministre ni patron du Medef n’a fait le déplacement au Maroc aux côtés de Emmanuel Macron, ce dernier était en revanche entouré d’une brochette de personnalités du monde associatif, académique, de la recherche et de la culture. Parmi elles, des franco-marocains, représentant la société civile, et qui constituent la nouvelle garde rapprochée du président français. Sur le tarmac de l’aéroport Rabat-Salé, des visages connus, d’autres moins, font partie de la délégation française qui a salué le Roi Mohammed VI.

On reconnaît d’emblée Leila Slimani, romancière marocaine qui fait désormais partie de la ‘Galaxie Macron’. A 36 ans, la fille de l’ancien ministre et P.-D.G. du C.I.H., Othmane Slimani, avait créé la polémique en novembre 2016, au tout début du Hirak du Rif, en appelant les marocains à se rebeller. Au mois de mai dernier, elle est conviée à un repas en l’honneur de Mohammed VI offert par l’ancien président français François Hollande. Tout le monde a alors compris que la sortie de novembre était juste un ‘accident’ de parcours.

Il a le même âge que le président Macron et est avocat chez Cassius Avocats, spécialisé en droit du travail et Maître de conférences à l’université de Rouen. Haïba Ouaissi, en saluant le Roi Mohammed VI à l’arrivée du président Macron à Rabat, il a eu un geste de profonde révérence en baisant l’épaule du souverain. En 2016, il avait été décoré par le Roi du Wissam du Mérite National lors des festivités de la Fête du Trône et ce pour son engagement associatif sur les thèmes de l’inclusion, de l’égalité des chances, de la promotion de la méritocratie et la lutte contre toutes les formes de discrimination. Il fut parmi les premiers à croire au mouvement En Marche ! et à l’avoir rejoint. Il a l’oreille et la confiance du président.

Beaucoup moins jeune que le président mais une valeur sûre de la « Galaxie Macron », Bariza Khiari, est sénatrice de Paris. Cette franco-algérienne de 71 an, amoureuse du Maroc, est membre du groupe sénatorial d’amitié France Maroc. Bariza Khiari est présidente de l’Institut des cultures d’Islam et a rejoint le mouvement en Marche ! en octobre 2016 dans lequel elle est désignée déléguée nationale vu sa longue expérience et son talent. A Rabat, elle a fait le déplacement aux côtés du président Macron mais également aux côtés d’un grand ami à elle, l’éminent professeur Gilles Kepel.

Beaucoup d’observateurs ont été surpris de voir Gilles Kepel présenté au Roi Mohammed VI et saluer le souverain à l’aéroport de Rabat-Salé. Ce spécialiste hors-norme dans l’étude de l’Islam en Occident est chercheur au CNRS où il effectue des études approfondies sur le développement de l’Islam en France, en tant que phénomène social et politique. Polyglotte et parfaitement arabophone, Gilles Kepel, 62 ans, a eu la chance exceptionnelle de faire partie du Groupe Bilderberg, ce rassemblement informel d’environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias, et qui réfléchissent au futur de ce monde.

Gilles Kepel, qui est l’un des rares occidentaux et orientalistes à avoir étudié dans le détail la littérature de Abdallah Azzam et de Oussama Ben Laden, est considéré comme la tête pensante de Emmanuel Macron dans tous les sujets ayant trait au Jihadisme, à la lutte anti-terroriste et aux différents courants islamico-extrémistes. Sa présence au Maroc aux côtés du président français signifie qu’il a et aura un rôle fondamental dans le quinquennat Macron sur les dossiers de politique internationale vis-à-vis des pays arabo-musulmans, notamment ceux de la région MENA.

 

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