Agriculture - Page 6

Rejet du recours du polisario, le Quai d’Orsay réagit

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Maroc – Union européenne – Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (Luxembourg, 21 décembre 2016)

La France prend note de la décision rendue aujourd’hui par la Cour de justice de l’Union européenne sur l’accord agricole entre l’Union européenne et le Maroc, annulant l’arrêt initial du tribunal de l’Union européenne du 10 décembre 2015. La France avait soutenu le pourvoi formé par le conseil en vue de cette annulation.

La France rappelle sa position constante sur le Sahara occidental : nous soutenons la recherche d’une solution juste, durable et mutuellement agréée, sous l’égide des Nations unies et conformément aux résolutions du conseil de sécurité. Nous considérons le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 comme une base sérieuse et crédible en vue d’une solution négociée.

La France continuera d’agir, avec ses partenaires et l’Union européenne, pour développer le partenariat de qualité entre l’Union européenne et le Maroc, y compris dans le domaine agricole.

Avec Trump les américains ont voté cannabis

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ELECTION MAP Marijuana

8 États ont adopté  une loi approuvant ou élargissant l’usage de la marijuana, rendant le 8 novembre 2016  un des jours les plus importants de l’histoire de la drogue.

Les électeurs de la Californie, du Massachusetts, du Maine et du Nevada ont tous approuvé les mesures permettant  la possession et l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives.

Ces états rejoignent l’Alaska, l’Oregon, le Colorado, Washington DC et le District de Columbia permettant aux Américains d’utiliser légalement le chite pour le plaisir malgré une interdiction fédérale en cours.

L’Arkansas, la Floride, le Montana et le Dakota du Nord ont également adopté des mesures de vote légalisant l’utilisation de la marijuana médicale, s’ajoutant aux 25 Etats où la marijuana est déjà autorisée comme traitement pour certains maux.

La Californie, le plus important des États en litige, a adopté la loi de légalisation de la marijuana , avec 56% des voix. L’Etat de Californie, sixième puissance économique du monde, abrite une population plus grande que la population combinée de tous les autres États qui ont voté pour la légalisation du Cannabis. Selon les experts, le vote de cette loi renforce “les entrepreneurs  du cannabis”.

Avec l’entrée en vigueur de la loi, prévue pour le 1er janvier 2018, un montant additionnel de 1,8 milliard de dollars sera versé sur le marché de la marijuana. Dans le sillage de la Californie, le Massachusetts, devient  ainsi le premier Etat dans le Nord-Est américain à approuver la légalisation de la marijuana.

Au moment du vote, chaque Etat a prévu des modalités spécifiques  pour mettre en œuvre la nouvelle législation :

Californie: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes et de 6 plantes à la maison pour les personnes de plus de 21 ans. Il donne aux municipalités le pouvoir d’autoriser ou d’interdire la culture en plein air et les magasins de marijuana, et cela créerait une culture fiscale et de détail.

Massachusetts: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes  en public et de 283,5 grammes à la maison. La mesure crée également une nouvelle Commission de contrôle du cannabis pour superviser l’imposition et la réglementation des ventes commerciales. Une taxe d’accise de 3,75% irait dans les caisses de l’organisme de contrôle et au fonds général de l’État.

Nevada: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes ou au plus  1/8 de cette quantité  de concentré de marijuana et accorde à toute personne qui vit à l’extérieur d’un rayon de 40 km d’un magasin de marijuana à faire pousser jusqu’à six plantes dans leur maison. Toute personne qui se trouve dans un rayon de 40 km doit acheter du cannabis taxé et réglementé.

Maine: Adoptée. Permet la possession de 708,38 grammes, 6 plantes à fleurs et 12 plantes non florales dans leur maison. L’État imposerait et réglementerait les ventes commerciales.

Floride: Adoptée. Permet aux Floridiens le droit d’utiliser la marijuana pour traiter les maladies

Dakota du Nord: Adoptée. Permet aux résidents munis de cartes d’identité spécifiant des maladies.

Arkansas: Adoptée. Autorise l’ouverture de dispensaires de marijuana médicinales et des espaces de culture de l’herbe.

Montana: Adoptée. Autorise les médecins à prescrire de la marijuana pour les troubles de stress post-traumatique et les douleurs chroniques.

Arizona: Non adoptée. Aurait permis la possession 28,35 grammes et jusqu’à 6 plantes à la maison, ainsi que d’un système réglementé par l’État de producteurs commerciaux et les détaillants. Les fonds devaient aller  à la construction d’écoles, aux programmes de maternelle et à l’éducation publique sur les drogues.

Et le Maroc?

Le Maroc, qui s’apprête à voter également la légalisation de la production et la commercialisation du cannabis pour des besoins médicaux, deviendrait-il le premier fournisseur de marijuana des États-Unis ?

Mainmise de l’Europe sur l’industrie mondiale des fertilisants

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Lors de l’inauguration du nouveau siège de l’Association Internationale de l’Industrie des Fertilisants (IFA), hier lundi 18 avril 2016 à Paris, le Président de l’IFA, Dr. Abdulrahman Jawahery, a déclaré que la production des engrais et des fertilisants, est décisive pour l’économie européenne, générant des revenus importants pour les agriculteurs de l’UE.  Il a rappelé que les recherches publiées en janvier 2016, montrent que les engrais représentent 26% des coûts variables de production pour les agriculteurs de l’Union européenne. Une région qui connaît un manque de compétitivité tel, qu’elle est devenue le plus grand importateur des fertilisants dans le monde. Des importations européennes de phosphate et d’engrais azotés qui font actuellement l’objet d’une taxation qui s’élève à plus de 6,5% pour une consommation d’engrais d’environ 17 millions de tonnes dans la zone euro.

IFA
Inauguration du nouveau siège de l’IFA à Paris

Il est à noter que l’IFA, est l’une des plus grandes organisations du secteur des engrais et compte parmi ses membres plus de 540 producteurs d’engrais et de produits et services dérivés. L’IFA est gérée par un Conseil d’administration constitué de dirigeants d’entreprises de l’industrie mondiale des engrais et présidée par Dr. Abdulrahman Jawahery président du Gulf Petrochemical Industries Company (GPIC) du Bahrein.

L’Office Chérifien des Phosphates, acteur international incontournable dans le domaine des engrais, a reçu plusieurs Prix de distinction de L’IFA (1). Il est à rappeler que l’OCP avait organisé en novembre 2014 à Marrakech (2), le Forum stratégique de l’IFA où l’Office dirigé par Mostafa Terrab, avait présenté son plan de développement à destination de l’Afrique Subsaharienne (5). Le Président Directeur Général de l’OCP a annoncé en février dernier que le Maroc, qui détient 85% des réserves mondiales de phosphate, deviendra dès 2017, le premier producteur d’engrais au niveau mondial, avec une production de 12 millions de tonnes par an (3).

Le redéploiement du siège de l’IFA au cœur de l’Europe, qui aurait dû revenir au Maroc selon certains observateurs, constitue la plus grande opération de ce genre depuis 50 ans (4). Ce redéploiement stratégique véhicule un message politique qui ne viserait pas seulement à optimiser et à réduire les coûts de fonctionnement de l’IFA, mais constitue également une proximité géographique du plus grand marché des fertilisants à savoir l’Union Européenne, et un facteur d’influence dans les processus de réglementation, de politique fiscale, de Market-Making et de protection de l’environnement.

 

Abdellah El Hattach

 

(1) OCP GROUP RECEIVES IFA PRODUCT STEWARDSHIP EXCELLENCE

(2) Marrakech accueille le sommet stratégique de l’IFA

(3) Le Maroc, «premier producteur mondial d’engrais à l’horizon 2017»

(4) الدكتور جواهري يفتتح مقر الإتحاد العالمي للأسمدة الجديد في العاصمة الفرنسية باريس

(5) Le géant marocain des phosphates mise sur l’Afrique en mal d’engrais

 

Maroc, Russie, la feuille de route en marche

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La visite officielle entreprise par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en République fédérale de Russie s’inscrit dans le cadre des relations multilatérales globales qui constituent la trame de la politique étrangère du Royaume du Maroc.

Elle est intervenue à un moment où la Russie cherche à tisser davantage son réseau régional à travers la nécessité de hisser le niveau de coopération avec Rabat à un degré d’échanges dans les secteurs de l’Agriculture, du commerce, du tourisme, du gaz et du pétrole qui seraient à la hauteur du potentiel des deux pays.

La Russie a renforcé ses alliances dans le monde arabo-musulman, et a gagné en influence en Syrie, en Iran, au Liban et en Egypte.

Il était donc important pour le Maroc de multiplier également ses alliances, car aucune amitié ne demeure ni aucune inimité. Ce qui demeure ce sont les intérêts. L’Occident doit assimiler cette nouvelle donne dans ses doctrines, même s’il n’a pas vu d’un bon œil le déplacement royal à Moscou. La visite de Sa Majesté en Russie ne s’est pas faite au détriment des intérêts d’autres pays, mais elle vient renforcer des liens historiques couronnés en 2002 par un partenariat stratégique.

Il est certain que la forte présence chinoise en Afrique, donne de l’appétit à la Russie qui cherchera sans aucun doute à lui damer le pion ou, au moins, à la concurrencer, et cela ne peut se faire qu’à travers le Maroc, le passage obligé vers l’Afrique subsaharienne.

Même sur le plan militaire, les russes sont de plus en plus présents en Mer Méditerranée, et ils ne peuvent davantage déployer cette force que par une coopération étroite avec Rabat qui détient les clés du Détroit de Gibraltar.

La Russie a également besoin des conseils et orientations du souverain, en sa qualité de Amir al-Mouminine, pour comprendre et réguler les phénomènes dits ‘islamistes’, notamment dans la région du Caucase et d’Asie centrale, et les mouvements des ‘djihadistes’ en Syrie, en Irak et au Yémen, et ce grâce à l’expérience marocaine probante dans le domaine de la lutte antiterroriste. D’ailleurs, dans leur Déclaration conjointe, le Maroc et la Russie entendent renforcer leur coopération dans le domaine religieux, y compris à travers l’envoi d’imams marocains en Russie pour l’échange d’expériences, ainsi que la formation d’imams russes dans les établissements marocains d’enseignement religieux.

La machine est désormais en branle : Rabat et Moscou ont décidé de prendre des mesures concrètes pour élargir la coopération dans le domaine de l’agriculture et de la pêche maritime : il s’agit de simplifier au maximum les procédures douanières à travers la mise en place d’un ‘corridor vert’ comme convenu dans la Déclaration conjointe. Et c’est dans ce cadre-là, que le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch, a rencontré, en milieu de semaine, les exportateurs de fruits et légumes marocains avec, comme point essentiel à l’ordre du jour, la volonté du secteur agricole de mieux adresser le marché russe qui présente de grandes opportunités pour les opérateurs marocains. De son côté, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, et le vice-ministre russe de l’industrie et du commerce, Victor Evtohov, ont discuté des moyens de promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays. L’axe Rabat-Moscou a été érigé pour demeurer dans le temps, il appartient donc aux Pouvoirs publics dans les deux pays de l’entretenir et de le développer.

Abdellah El Hattach.

Communiqué du ministère de l’Agriculture – Mieux adresser le marché russe

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Faisant suite à la visite du Souverain à la Fédération de Russie, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime rencontre les exportateurs de fruits et légumes marocains

Le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, M. Aziz Akhannouch, a rencontré, jeudi 31 mars à Rabat, un grand nombre d’opérateurs, de représentants d’associations d’exportateurs et de présidents d’interprofessions de fruits et légumes marocains.

Le point essentiel à l’ordre du jour a concerné la volonté du secteur agricole de mieux adresser le marché russe qui présente de grandes opportunités pour les opérateurs marocains. Cette réunion fait suite à la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste à la Fédération de Russie. Une visite pendant laquelle la partie russe a exprimé sa grande volonté de voir se développer les échanges agricoles entre les deux pays.

Plusieurs points ont été évoqués lors de cette rencontre notamment les bonnes perspectives de la campagne d’exportation agrumicole prochaine. Les opérateurs ont également exposé plusieurs pistes visant à améliorer la pénétration des produits marocains sur le marché russe comme ceux des agrumes, la tomate, les fruits rouges et autres fruits et légumes.

Pour rappel, les échanges agricoles entre les deux pays ont connu une nette amélioration, entre autres, grâce à l’ouverture de la ligne maritime directe AgadirSaint Petersburg. En outre, après la baisse qu’ont subi les exportations d’agrumes lors de la campagne 2014-2015, les volumes exportés connaissent, au titre de la campagne actuelle, un vrai redécollage avec une embellie de 24% sur les agrumes et de 59% sur les primeurs.

Les importantes avancées en termes de coopération sanitaire entre le Maroc et la Fédération de Russie, notamment à travers les nouvelles conventions signées lors de la visite du Souverain, contribueront également à améliorer l’accès des produits marocains sur le marché russe.