Conjoncture - Page 9

Société Générale Maroc, panique à bord

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Des centaines de clients de la banque Société Générale Maroc ont vu leur compte bancaire accidentellement débité de sommes d’argent sans pour autant qu’ils aient procédé à un quelconque mouvement dans ce sens.


On parle d’un montant de 2000 dh qui aurait été débité de chaque compte victime de cette opération. Des centaines de clients à travers le Maroc sont concernés.

Paniqués, les clients se sont rués vers le centre de relations clientèle de la banque Sogetel pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, le standard téléphonique est désormais bloqué.

Il s’agit apparemment d’une attaque générale touchant tous les serveurs de la banque. Il n’est pas à écarter qu’il soit question d’une vaste opération de piratage.

Selon un spécialiste contacté par Le1.ma, “l’aspect de l’opération écarte l’éventualité d’un simple bug informatique car le débit du montant n’affiche pas sa contrepartie matérielle”, de plus, le montant prélevé “un montant rond” ce qui prouve ce qu’il s’agit d’une vaste opération intentionnelle.

LE1

Un séisme dans les assurances nommé Allianz

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En rachetant à 2 milliards de dirhams le géant Zurich, soit deux fois le prix proposé par Wafa assurance ou RMA, Allianz, le géant allemand de l’assurance, ne cherche pas rester en queue du peloton du secteur de l’Assurance marocain. Il veut jouer dans la cour des grands quitte à arracher des parts de marché à ses concurrents confortablement installés, prenant certainement exemple sur Saham Assurance. Pour ce faire, Allianz a pris son temps pour préparer une étude détaillée de son portefeuille ainsi qu’une grille tarifaire agressive. Elle n’attendrait que le retour de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) qui s’apprêterait à répondre favorablement à la requête du nouvel entrant. Car avec cette grille tarifaire, que l’assureur allemand veut rendre très compétitive – surtout dans l’Automobile, Allianz exaucerait un vœu pieu de la ACAPS, à savoir casser l’entente tacite sur les tarifs des produits automobiles qui seraient, selon les experts, trois à quatre fois plus chers que leur valeur économique. Allianz souhaiterait également revaloriser les tarifs des produits “Entreprise” vendus à hauteur d’à peine un tiers de leur valeur économique en raison de la rude concurrence sur ce segment.

La perspective d’une réponse favorable à la requête de l’assureur allemand fait trembler le marché. Car en cassant les prix de l’assurance-auto, ce sont les opérateurs les plus exposés sur ce segment qui seront les plus impactés, et c’est Saham Assurance qui devrait trinquer.

En effet, après la fusion avec Saada, le groupe a déployé une stratégie commerciale agressive aussi bien sur la capillarité de ses agents mais également sur la richesse de l’offre de service sur le segment automobile qui représente aujourd’hui près de 40% de son chiffre d’affaire. Une baisse des marges serait douloureuse pour le groupe de Moulay Hafid Elalamy sachant que le “gras” des autres segments ainsi que de son résultat financier, est déjà ponctionné par la rémunération des actionnaires (fonds d’investissement) et de l’investissement consenti pour financer la croissance. Moulay M’hammed Elalamy, du haut de ses 27 ans, fera certainement face, les prochains mois, à la première sérieuse épreuve de sa jeune carrière de patron de Saham Assurance qui, en plus d’un probable retournement du marché, devra trouver, dans les quatre ans, des ressources suffisantes pour payer les premières échéances de l’emprunt de 800 millions dhs contracté en 2007 sur 15 ans, auprès Fonds de solidarité des assurances qui a servi à financer le redressement de Saada. Tout ceci en respectant les nouvelles conditions de solvabilité qui seront imposées sur le secteur.

AXA et RMA pour une “libéralisation” des tarifs, Wafa assurance ignore le risque

Sur le marché, ce sont deux opérateurs historiques qui devraient être préparés à faire face à cette nouvelle donne du marché. Il s’agit du français AXA, avocat historique de la baisse des tarifs auto, qui sur le plan commercial serait prêt à affronter Allianz à armes égales et de RMA du groupe finance Com. Cette dernière, qui avait été prise la main dans le sac, utilisant le réseau bancaire de son groupe pour vendre de l’assurance l’automobile a, selon nos sources, commencé à casser l’entente sur le prix sur les segments d’entreprise pour le renouvellement des contrats “Entreprise” concernant les polices de plus d’1 million de dirhams. Une agressivité commerciale unilatérale qui aurait contrarié son concurrent et qu’il aurait, en représaille, attaqué dans la presse, semant le doute sur la viabilité de ses fondamentaux. Par ailleurs, la RMA devrait également gérer la contrainte d’un très probable changement de management en raison du départ imminent à la retraite de son Président Zouhair Bensaid, lequel se préparerait déjà à cette éventualité.

Quant au leader du secteur, Wafa assurance, la compagnie du Groupe SNI, n’aurait pas, aux dernières nouvelles, inscrit l’automobile dans sa cartographie des risques stratégiques. Il est vrai que le «gras» dont elle dispose grâce, entre autres, à la structure de son portefeuille et les plus values latentes de ses actifs financiers, peut amortir le choc des baisses des marges sur l’automobile. Néanmoins, les prochaines années seront pour le management, qui a succédé il y a exactement 3 ans à Ramses Arroub, un test sérieux et un exercice délicat de réactivité commerciale et d’optimisation financière.

Le marché des assurances marocain est à la veille d’une transformation importante, aussi bien sur le plan de sa structure que de son offre. Une offre qui serait plus compétitive et plus riche ce qui ne va pas sans déplaire au citoyen et à l’entreprise marocaine.

Les managers des big 4 seront mis à rude épreuve, des stars naîtront et des success stories s’écriront.


Le Groupe Allianz en chiffres

  • 86 millions de clients particuliers et entreprises dans plus de 70 pays.
  • 140.000 collaborateurs en 2016.
  • 122,4 milliards d’euros de CA en 2016 et un bénéfice opérationnel de 10,8 milliards d’euros.
  • 653 milliards d’euros en portefeuille d’investissement gérés par le groupe

 

Abdellah El Hattach

 

La CDG et la Caisse des Dépôts et Consignations renouvellent leur partenariat pour deux ans

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La CDG et son homologue française, la Caisse des Dépôts et Consignations, ont annoncé vendredi avoir renouvelé jusqu’en 2019 leur partenariat, qui sera notamment axé sur le développement énergétique et écologique. Partenaires depuis 2001, les deux institutions vont poursuivre “leurs coopérations” sur leurs “priorités stratégiques” à savoir le développement territorial et les questions de transition énergétique et écologique, telles que la mesure de l’empreinte carbone des portefeuilles d’actifs ou l’analyse et l’évaluation des risques environnementaux des projets d’investissement, selon un communiqué.


Par ailleurs, “elles approfondiront la mutualisation de leurs expertises techniques sur le modèle prudentiel et sur la gestion des fonds des professions juridiques, et l’élargiront à la sécurité des systèmes informatiques”, est-il également précisé.

LE1 avec Agences 

Bank of Kigali la plus grande banque du Rwanda dans le viseur de la BCP

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En marge de la conférence d’Afreximbank qui a démarré aujourd’hui à Kigali, le ministre des Finances du Rwanda, Claver Gatete, a révélé à la presse que la Banque Centrale Populaire était actuellement en négociations finales pour l’acquisition d’une participation dans la plus grande banque du pays, Bank of Kigali. Le ministre rwandais des Finances a également confirmé que les négociations étaient presque conclues entre Attijariwafa bank et la Cogebanque du Rwanda ( Compagnie Générale de Banque), dont l’annonce a été faite lors de la visite du Roi Mohammed VI dans ce pays en octobre 2016.


La directrice générale de Bank of Kigali, Diane Karusisi, a confirmé l’intérêt de la BCP de prendre une participation dans la banque qu’elle dirige, et qu’ils sont dans une étape avancée d’évaluation et d’étude.

«Nous n’avons pas de rétroplanning, ils ont seulement exprimé leur intérêt. Nous examinons nos options en regardant ce que nous pouvons faire, mais nous n’avons pas encore pris de décision», a déclaré Diane Karusisi à la presse ce mercredi.

Mme Karusisi a cependant noté l’intérêt de Bank of Kigali de lever des fonds, d’où l’examen de l’offre de la BCP.
«La banque est intéressée par une levée de de fonds, nous avons reçu l’offre de la BCP, et nous étudions si cela correspond à nos projets d’augmentation de capital», a-t-elle ajouté.
Après Attijariwafa bank la BCP met un pied au Rwanda

Plus tôt, lors de l’assemblée générale annuelle de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) au palais des congrès de Kigali, le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, Claver Gatete, a déclaré que ces opérations faisaient partie du processus de création et de renforcement des liens économiques entre le Maroc et Rwanda.

L’offre de la BCP vient après un intérêt similaire qu’a manifesté Attijariwafa bank pour acquérir 76,19% de l’une des principales banques du Rwanda, Cogebanque. Un deal évalué à 41 millions de dollars.

LE1

Citibank et Tibu célèbrent la 12e Journée internationale de l’engagement envers la communauté

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En partenariat avec la direction provinciale de l’éducation et de la formation, et l’association Tibu Maroc, Citibank Maroc a célébré samedi 10 juin la 12e Journée Internationale de l’engagement envers la communauté, à l’école Al Imam Al Jazouli Aïn Sebaâ avec la participation de 350 personnes.

Enfants, parents, professeurs et corps administratif, se sont joint aux cadres de la Citi, aux volontaires de Tibu Maroc et aux habitants des quartiers de Aïn Sebaâ, pour embellir et équiper l’école Al Imam Al Jazouli Aïn Sebaâ et surtout pour inculquer les valeurs de solidarité, de bénévolat et de l’engagement communautaire et civique auprès de la jeunesse pour créer un impact positif au sein de la société.

Au terme de cette journée, les volontaires ont permis d’installer une rampe pour personnes à mobilité réduite, de mettre en place une classe de l’innovation équipée d’un tableau interactif et de mobilier moderne, de réaménager les espaces verts, de retaper les toilettes et rafraîchir la peinture des murs.

Depuis le lancement de la Journée internationale de l’engagement envers la communauté en 2006, les bénévoles de Citi ont fourni plus de 2,5 millions d’heures de service dans le cadre de projets de la Journée internationale de l’engagement envers la communauté dans des centaines de villes.

Citi, présente au Maroc depuis 50 ans est détenue à hauteur de 92,35% par Citibank N.A, chef de file des sociétés mondiales de services financiers. Elle gère a environ 200 millions de comptes clients et mène des activités dans plus de 160 pays et territoires.

Tibu Maroc est une organisation à but non lucratif fondée en 2010, qui a pour mission de développer et promouvoir le Basketball au Maroc à travers des projets et actions à caractère sportif, éducatif, culturel et social. Elle s’est engagée à assurer que le Basketball apporte une contribution positive à la société marocaine et au développement physique et personnel des jeunes

LE1

Rachat Barclays Egypt – Qui croire? Mes yeux ou Economie & Entreprises?

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Qui croire ? Mes yeux ou Economie & Entreprises ? C’est par ces propos que s’est exclamé Ismail Douiri, DG du Groupe Attijariwafa bank sur son compte Twitter, après la publication sur les réseaux sociaux du teasing de l’article du mensuel Economie-Entreprises sur un supposé blocage de Bank Al Maghrib de la transaction du rachat de la filiale de Barclays Egypte par Attijariwafa bank, pourtant entériné par Autorité du marché financier égyptien en grande pompe le 3 Mai dernier.

Economie-Entreprises dont le directeur de publication, Hassan Alaoui, entretenait des relations particulièrement tendues avec l’actionnaire de référence d’Attijari, le Groupe SNI, a en effet publié comme à son accoutumée sur son site internet, un teasing de son dossier chaud du mois, et en l’occurrence cette fois-ci au sujet du rachat de Barclays Egypt par la banque marocaine. Un article que le mensuel a choisi de titrer : “BAM suspend le deal Attijari/Barclays.”

L’article n’étant encore pas disponible au moment où nous rédigeons ce papier, nous ne pouvons que nous interroger sur la véracité de cette information sachant que les autorités du marché financier égyptien ont d’ores et déjà conclu et entériné l’opération d’acquisition de Barclays Egypt. Une cérémonie de passation a même été tenue devant les collaborateurs d’Attijari Egypt en présence du Président Mohamed El Kettani et une grande délégation marocaine.

 


Il est vrai que le Groupe Attijariwafa bank, avec cet investissement très important plus 400 millions de dollars, prend un certain risque opérationnel en raison des spécificités locales égyptiennes, mais l’opération a le mérite d’ouvrir le développement de la filiale de la SNI au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est et donner également accès à l’économie et la finance marocaine à un marché énorme qui, en plus des retombées économiques, enrichirait le tissu entrepreneurial marocain en termes de diversité culturelle et managériale.

LE1

Quand Nouakchott surveille nos faits et gestes

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Après la crise politique entre la Mauritanie et le Maroc qui avait touché les intérêts économiques du Royaume, les autorités mauritaniennes semblent suivre de très près les responsables marocains qui se trouvent à Nouakchott dans leurs moindres faits et gestes.

Les médias mauritaniens ont rapporté la tenue d’une rencontre entre le DG de la filiale mauritanienne d’Attijariwafa bank, Othmane Boudhaimi, avec l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Nouakchott, Eisa Abdullah Al Kalbani.

Contacté par la presse, l’ambassade émiratie a affirmé que le contenu de la rencontre a porté sur des problématiques financières et économiques.

LE1