Sécurité - Page 2

Massacre de Peuls au Mali : S’achemine-t-on vers une guerre ethnique ?

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En ce samedi 23 mars au petit matin, l’horreur se dégage de chaque centimètre carré du village d’Ogossagou au Mali. Corps décapités, amas de chaires carbonisées avec de l’essence, enfants et femmes tuées à coups de mitrailleuses, d’autres jetés dans des puits… Les chasseurs dogons auteurs de ce massacre n’ont pas fait dans la dentelle. Entre Peuls, Bambaras et Dogons, la tension est à fleur de peau, faisant courir à ce pays, qui vient de retrouver une certaine stabilité, le risque d’un conflit ethnique.

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Pour les USA, le Maroc est un partenaire très compétent dans la lutte contre le terrorisme

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Réagissant à l’annonce faite par le ministère de l’intérieur marocain, relative au rapatriement le dimanche 10 mars de huit marocains se trouvant dans des zones de conflit en Syrie et qui feront l’objet de poursuites judiciaires pour leur implication présumée dans des faits de terrorisme, les Etats-Unis ont réagi, le jour même, par un communiqué du porte-parole adjoint du Département d’Etat, Robert Palladino, en affirmant que les États-Unis félicitent le Maroc pour le rapatriement de huit combattants terroristes marocains de Syrie, soulignant que le royaume est un partenaire très compétent de la Coalition mondiale pour vaincre l’organisation terroriste de Daech.

 

Alors que le territoire occupé par Daech en Irak et en Syrie se rétrécit chaque jour, le retour des recrues étrangères qui avaient rejoint ses rangs dans constitue un véritable casse-tête aussi bien pour leurs pays d’origine qu’à la communauté internationale. Il n’y a qu’à suivre les débats publics quotidiens au sein des pays européens aux sujet du probable retour de leurs ressortissants. Des débats qui font chavirer les gouvernements en place, en raison de l’absence de mécanismes juridiques et sociaux d’accueil et de déradicalisation.

L’annonce du Maroc faite dimanche par le ministère de l’intérieur, du rapatriement de huit ressortissants marocains qui se trouvaient dans des zones de conflits en Syrie, relève de l’exploit sécuritaire et de l’engagement humanitaire.

« Dans le cadre de leurs contributions aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme, et en s’acquittant de la responsabilité de protection des nationaux, les autorités marocaines compétentes ont procédé, dimanche, au rapatriement d’un groupe de 8 ressortissants marocains qui se trouvaient dans des zones de conflits en Syrie » , a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Les services de Abdelouafi Laftit ont assuré que cette opération de rapatriement, revêt un caractère humanitaire et que les ressortissants marocains qui ont pu retourner dans leur pays d’origine en toute sécurité, feront l’objet d’enquêtes judiciaires pour leur implication présumée dans des faits liés au terrorisme, sous la supervision du Parquet compétent.

L’annonce a été immédiatement suivi par un communiqué du porte-parole adjoint du Département d’Etat américain, Robert Palladino, qui se félicite de l’engagement du royaume en faveur de la lutte contre le terrorisme.

Le responsable américain a précisé que les actions du Maroc devraient encourager d’autres nations à rapatrier et à poursuivre en justice leurs citoyens partis se battre dans les rangs de Daech. Rapatrier les combattants terroristes étrangers dans leur pays d’origine est la meilleure solution pour les empêcher de retourner sur le champ de bataille, conclut le communiqué.

Le « contingent » de Daech est estimé à plusieurs centaines éparpillées entre l’Irak et la Syrie et plus de cents veuves avec leurs enfants. Des dizaines ont trouvé la mort, d’autres sont emprisonnés par les forces en présence sur le terrain dont notamment les kurdes.

Le Maroc est outillé pour gérer ce retour.

Cette reconnaissance américaine fait s’ajouter à d’autres formulées par plusieurs pays pour la précieuse aide et coopération du Maroc dans son implacable lutte contre le terrorisme dans les quatre coins de la planète.

Libye : Le maréchal Haftar propulse son fils « Saddam » au rang de colonel de son armée

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Fort de ses derniers succès remportés lors de sa campagne armée contre aussi bien les rebelles de l’opposition tchadienne ou les groupes terroristes et les bandes criminelles organisées qui sévissent dans le Sud de la Libye, le patron de l’Armée nationale libyenne (ANL), et non moins homme fort de la Cyrénaïque, le maréchal Khalifa Haftar vient de promouvoir un certain nombre de « militaires » au grade de colonels non pas pour faits d’armes avérés mais surtout pour liens familiaux.

Sur une liste de huit personnes bombardées à de hauts grades dans l’armée, figurent notamment le colonel Ahmed Bouzid Mesmari, qui devient général, ou encore son propre fils, Saddam Khalifa Abou El Kacem Haftar, élevé au rang de colonel. Ce dernier a la particularité de n’avoir jamais fréquenté une académie militaire ou une formation dans ce sens. Le second privilégié dans cette liste n’est autre que son gendre et époux de sa fille. Ayoub Youssef El Ferjani qui n’était jusqu’à 2014 qu’un simple fonctionnaire administratif dans la province d’Ajdabiya, s’est vu attribuer le titre de colonel.

Il y a quatorze mois, le maréchal Haftar avait opéré un changement capital dans la composition de son cabinet militaire en y intégrant deux de ses fils, Saddam et Khaled, ainsi que son gendre Ayoub Youssef, avec le grade de capitaine, tout en les plaçant à la tête de brigades opérationnelles. Saddam, rapidement promu commandant, a hérité de la Brigade 106 une des unités les plus sensibles du dispositif de Haftar. Quant à Khaled, il dirige une unité de renseignement militaire. Tous formés en Jordanie, ce jeune trio fait partie de la garde rapprochée du maréchal.

Le désormais nouveau colonel Saddam Haftar, proche des Emirats arabes unis, est accusé par plusieurs milieux libyens d’avoir détourné, en 2017, des centaines de millions de dollars de la banque centrale libyenne. Une affaire qui a révélé au grand jour la mainmise de la famille Haftar sur les ressources de l’Etat libyen.

Sur le terrain, et en dépit de ses victoires annoncées, dont certaines informations font état de l’appui décisif de l’armée égyptienne ou le concours de militaires et pilotes russes et un financement émirati, et la crainte de voir Haftar marcher sur Tripoli, les dernières nouvelles rapportées par les médias libyens de violents affrontements entre ses troupes et des groupes armés de la Tribu de Tabou (la Libye compte pas moins de 142 tribus) dans la ville de Morzouk ces dernières 48 heures, font état de plusieurs morts et blessés dans les deux camps alors qu’hier, mercredi, le porte-parole officiel de l’ANL, Ahmed Bouzid Mesmari, nouvellement promu au grade de général, a affirmé depuis la salle d’opérations Karama : “nos forces ont sécurisé la ville de Mourzouk”.

Information démentie par des tribus de la région qui, citant des sources locales de la ville de Mourzouk, indiquent que les groupes armés du maréchal Haftar, principalement ceux issus de la tribu des Aouled Slimane, se sont retirés après une résistance féroce de la part des combattants de Tabou.

La situation est des plus confuses dans ce pays déchiré par les milices armées et les convoitises régionales et internationales qui n’arrêtent de mettre de l’huile sur le feu.

Le Maroc en quête de sous-marins pour sa nouvelle base atlantique

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Le Maroc s’est armé de manière significative au cours de la dernière décennie. Des chasseurs F-16 modernisés, un arsenal de missiles à la pointe de la technologie, des chars de bataille Abrahams modifiés aux États-Unis, des drones «MQ-1 Predator UAS»ou encore le satellite «espion» Mohammed VI-A. Le saut qualitatif dans le matériel et l’armement des forces armées marocaines a été suivi avec un grand intérêt pour les forces armées espagnoles. Et des sources militaires de haut niveau admettent que le saut technologique que le Maroc a connu est particulièrement remarquable en ce qui concerne la Marine Royale.

La mise en service de trois corvettes, une frégate française FREMM ou l’ouverture de sa base d’opérations navales sur l’Atlantique dans la ville de Ksar Sghir, à la verticale de la mer Méditerranée, ont constitué une étape importante pour la marine marocaine. Mais il manque quelque chose: le Maroc n’a pas de sous-marins rapporte ce mardi le site espagnol el confidencial digital.

Rabat aspire à un sous-marin

C’est une vieille aspiration de la marine royale qui, jusqu’à aujourd’hui, ne s’est pas matérialisée, malgré les tentatives successives. Mais comme le savent les sources de la Marine consultées, Rabat va redoubler d’efforts à cet égard dans les mois à venir.

L’information qui est parvenue aux commandements espagnols est que le Maroc aurait intensifié la recherche de navires sous-marins principalement après les dernières démarches entreprises par son voisin et rival géostratégique, l’Algérie.

L’Algérie a récemment annoncé qu’elle avait commandé l’achat de deux nouveaux sous-marins de la classe «Kilo» de type 636M – la classe améliorée «Kilo» – en Russie, qui s’ajouteront aux deux autres commandés en 2014 et déjà livrés. C’est l’un des sous-marins diesel les plus silencieux au monde.

À ces sous-marins s’ajoutent les quatre «Kilo soviétiques » déjà opérationnels, mais qui, en raison de leurs caractéristiques et de leur usure, ne servent que d’appareils de défense côtière.

L’équilibre militaire dans le détroit

Cela a provoqué l’ouverture même d’un débat sur l’équilibre de la puissance militaire dans le détroit qu sein de la marine espagnole, étant donné que l’Espagne dispose actuellement d’un nombre «insuffisant » de sous-marins pour la surveillance de l’ensemble du littoral, et attend l’arrivée des sous-marins S-80.

Et dans ce processus, le dernier qui a décidé de déplacer le fichier a été le Maroc. Les sources consultées assurent connaître les projets de Rabat d’acquérir au moins un sous-marin pour sa base de Ksar Sghir. Un premier pas dans le long chemin qui le sépare de la confrontation face à son rival, l’Algérie, en termes de capacité sous-marine.

Parmi les options gérées dans le passé mais non concrétisées, l’achat d’un sous-marin russe de classe Amur, l’acquisition d’un navire de 5e génération capable de transporter la technologie de propulsion anaérobie (AIP) qui réduit considérablement le besoin en oxygène et augmente le temps pendant lequel il peut rester immergé.

Une autre option traitée dans le passé, mais qui ne s’est pas non plus concrétisée, est l’achat de sous-marins d’occasion. En 2017, les marocains ont envisagé l’achat de certains anciens sous-marins grecs, destinés principalement à servir de “formation” aux futurs équipages d’un sous-marin plus moderne.

Tentative de putsch au Gabon avortée

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Après plusieurs heures de confusion, la situation à Libreville semble avoir beaucoup évolué vers une reprise de contrôle par les forces loyalistes. Le porte-parole du gouvernement, Guy Bertrand Mapangou, qui minimise cette tentative de Coup d’Etat parle des putschistes comme étant des inconnus qui ont «juste déjoué la vigilance» des services de sécurité en s’emparant brièvement des locaux de la radio nationale d’où ils ont été délogés par un commando du GIGN et mis aux arrêts.

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