Société Générale veut fermer 600 agences bancaires en France

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Société générale a annoncé lundi son intention de fusionner ses deux principaux réseaux de banque de détail, avec à la clé la fermeture d’ici 2025 de 600 agences sur près de 2.100, afin d’améliorer sa rentabilité.

La troisième banque cotée française, dont les marges, comme celle de la plupart des acteurs du marché, est mise à mal par la faiblesse des taux d’intérêt, a précisé que le rapprochement des réseaux Société générale et Crédit du Nord lui permettrait de réduire ses coûts de plus de 350 millions d’euros en 2024 et de près de 450 millions en 2025.

Le coût du projet est estimé entre 700 et 800 millions d’euros.

«Le montant des synergies prévues par la direction est conforme à nos estimations et à celles du consensus mais les coûts de restructurations sont supérieurs à ce que nous anticipions», ont commenté les analystes d’UBS dans ne note.

La direction a précisé que la restructuration se ferait sans aucun départ contraint.

En Bourse de Paris, l’action Société générale perdait 0,84% à 18,136 euros vers 12h00 GMT alors que l’indice CAC 40 abandonnait 0,71%.

Le groupe veut parallèlement accélérer le développement de sa filiale de banque en ligne Boursorama, qui vise 4,5 millions de clients en 2025, soit deux millions de plus qu’aujourd’hui.

Boursorama devrait enregistrer des pertes cumulées de 230 millions d’euros environ d’ici 2023 puis afficher un bénéfice net de 100 millions cette année-là et de 200 millions en 2025.

«Avec cette évolution de nos métiers, nous construisons un modèle au service de la satisfaction de tous nos clients, pleinement engagés dans les transformations de notre société et de notre économie, et répondant aux enjeux de rentabilité du groupe», a déclaré le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué

Mi-novembre, la banque avait déjà annoncé la suppression nette d’environ 640 postes en France dans ses activités de marché et certaines directions centrales.

Le groupe bancaire envisagerait également, selon plusieurs sources, de céder sa filiale de gestion d’actifs Lyxor afin d’améliorer son bilan. Il s’est refusé à tout commentaire sur ce point.

Société générale s’est déjà désengagé ces dernières années de marchés sur lesquelles il n’avait pas atteint la taille critique, cédant des filiales en Europe centrale et orientale, notamment en Pologne, en Bulgarie et en Albanie.

La SocGen et le Crédit du Nord approuvent la fusion de leurs réseaux bancaires

Société générale et le Crédit du Nord ont approuvé ce week-end la fusion de leurs réseaux bancaires, une mesure qui aboutira à la création d’une nouvelle banque de détail en France, rapporte dimanche le journal Les Echos.

Selon le quotidien financier, la «Société Générale doit présenter plus en détail aux salariés et à la presse les contours de cette fusion avec sa filiale, qui pourrait prendre 18 à 24 mois».

Forte de 10 millions de clients, cette nouvelle banque, dont le projet de création a été annoncé le 23 septembre, permettra notamment au groupe bancaire de bénéficier d’importantes synergies et de renforcer la rentabilité de l’un de ses principaux métiers.

Adolf Hitler élu en Namibie

Lors des élections régionales en Namibie, Adolf Hitler a été largement (85%) élu à la tête de du district d’Ompudja, dans le nord du pays.

En Namibie, un politicien local appelé Adolf Hitler (de son nom complet Adolf Hitler Uunona) a été élu récemment avec 85 % des voix lors des élections régionales, accédant ainsi à un poste d’administrateur de district.

Selon les propos rapportés par le tabloïd allemand Bild, le nom quelque peu fantaisiste de ce candidat de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO, situé à gauche) ne viendrait pas d’un quelconque lien de parenté avec le dictateur allemand.

« Mon père m’a donné le nom de cet homme, proba­ble­ment sans connaître les idées d’Adolf Hitler », explique simplement le candidat. Alors pourquoi ne pas avoir changé de nom ? « C’est dans tous les documents officiels, c’est trop tard pour ça ». « C’était un nom tout à fait normal pour moi lorsque j’étais enfant », raconte Adolf Hitler Uunona. « Ce n’est qu’en grandissant que j’ai réalisé que cet homme voulait assujettir le monde entier », répond-il.

Sa femme aussi préfère l’appeler Adolf tout court. Une façon de se délester un peu du poids d’un tel nom, associé aux pires atrocités du 20e siècle.

Pour éviter de trop se faire remarquer, il décide de se faire appeler simplement « Adolf Uunona ». Un nom peu choquant dans ce pays qui fut une colonie allemande. Mais il doit utiliser son nom complet pour participer aux élections.

Pas d’idéologie nazie dans le programme d’Adolf Hitler Uunona, 54 ans. Au contraire, celui-ci est connu dans son pays du sud-ouest de l’Afrique comme un militant anti-apartheid.

Les professionnels du Secteur Avicole remettent un «Trophée de reconnaissance» à Tariq Sijilmassi

Le président Crédit Agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi, a tenu ce mardi 1er décembre sa deuxième réunion du cycle de rencontres avec les fédérations interprofessionnelles de l’agriculture, initié le 24 novembre dernier dans le cadre de l’approche participative et de l’accompagnement de la banque aux acteurs de l’écosystème agricole. Ce deuxième rendez-vous a été consacré au Secteur Avicole, représenté par la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) et ses associations membres : APV (Association Nationale des Producteurs de Viandes de Volailles), ANPO (Association Nationale des Producteurs d’Œufs de Consommation), ANAM (Association Nationale des Accouveurs Marocains ), AFAC (Association des Fabricants d’Aliments Composés), ANAVI (Association Nationale des Abattoirs Industriels Avicoles).

Plusieurs opérateurs du secteur avicole national ainsi que de représentants du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, ont répondu présent, mardi 1er décembre, à la réunion initiée par le Crédit Agricole du Maroc dans le cadre de son cycle de rencontres avec les fédérations interprofessionnelles de l’agriculture.

Présidée par Messieurs Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, Youssef Alaoui, Président de la FISA et Mohamed Alamouri, Président de la Comader (Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural), la réunion a permis de faire le point sur les réalisations de la filière avicole notamment dans le cadre du Plan Maroc Vert, l’évolution de ses indicateurs, ainsi que sur ses contraintes et les leviers à actionner pour son développement mais aussi d’exposer les attentes des opérateurs en matière d’accompagnement financier.

Satisfaction de la filière avicole

Les participants à cette rencontre ont souligné le développement considérable qu’a connu le secteur avicole, un des piliers de la sécurité alimentaire du pays et un vivier de créations d’emplois. Ils ont également exprimé leur vive satisfaction suite au changement du statut fiscal de la profession consacrant désormais les aviculteurs en tant qu’agriculteurs et non plus comme marchands de gros.

Tariq Sijilmassi a été par ailleurs particulièrement à l’écoute des doléances des professionnels du secteur qui ont fait part de la persistance de contraintes liées à l’écosystème dans lequel elle évolue et qui freinent le développement du secteur.

A ce titre, le Président du Crédit Agricole du Maroc a réitéré son engagement ferme d’accompagner l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, tant en amont qu’en aval, et de répondre aux besoins d’investissements importants qui doivent être réalisés par la filière dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole Génération Green 2020-2030.


Lire aussi : Tariq Sijilmassi préside la 1ère réunion du cycle de rencontres avec les Fédérations interprofessionnelles de l’Agriculture


A l’issue de la rencontre, il a été convenu de mettre en place un cadre institutionnel impliquant l’ensemble des parties prenantes : MAPMDREF-FISA- CAM- COMADER afin de déployer des mesures de soutien spécifiques à la filière avicole et un dispositif d’accompagnement personnalisé par opérateur.

Tariq Sijilmassi a également annoncé que le CAM s’engageait à mettre ses produits et services digitaux au service des opérateurs en développant et en lançant une plateforme intégrée pour digitaliser l’ensemble des transactions de la chaîne de valeur avicole et développer ainsi un écosystème spécifique pour la profession.

Trophée de reconnaissance

Les acteurs économiques du Secteur Avicole ont tenu lors de cette réunion à saluer vivement la mobilisation du Crédit Agricole du Maroc pour le secteur et les efforts régulièrement consentis par la Banque pour appuyer et encourager le développement de l’aviculture marocaine en particulier et de l’ensemble des filières agricoles en général.

Une mobilisation que la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole a tenu à reconnaitre en remettant un trophée à Tariq Sijilmassi, en reconnaissance de la contribution du GCAM au développement du secteur avicole au Maroc et son soutien constant.

La France veut réduire sa dépendance aux importations de soja au nom de la souveraineté alimentaire

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La France cherche à réduire sa dépendance aux importations de soja en provenance d’Amérique du Sud et prévoit pour cela d’augmenter de 40% dans les deux ans ses surfaces agricoles destinées aux plantes riches en protéines, a déclaré mardi le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie.

Avec Reuters

La France et d’autres pays de l’Union européenne importent des millions de tonnes de soja et de farine de soja chaque année, principalement du Brésil et de l’Argentine, afin de nourrir leur bétail, ce qui les rend dépendants des prix mondiaux, des relations commerciales et des pratiques environnementales à l’étranger.

«On a un objectif, c’est de regagner en souveraineté alimentaire, c’est le maître mot pour notre agriculture française», a déclaré Julien Denormandie dans un entretien à Reuters.

«La crise a révélé un certain nombre de dépendance de notre agriculture dans différents domaines. La cible aujourd’hui, c’est clairement les importations de soja venant du continent américain», a-t-il ajouté.

La production française ne couvre qu’environ 50% des besoins de la France en protéagineux, a précisé le ministre.

https://twitter.com/J_Denormandie/status/1333743067619356677

Une augmentation de 40% des cultures de protéagineux représenterait 400.000 hectares de terres supplémentaires semés en 2022.

A plus long terme, la France prévoit de doubler d’ici dix ans la surface totale de ces cultures pour la porter à 2 millions d’hectares, ce qui aiderait à réduire de 10% la dépendance du pays aux importations de protéagineux.

La France, premier producteur de cultures de l’Union européenne, investira 100 millions d’euros sur deux ans dans des aides destinées à encourager les agriculteurs à consacrer davantage de surfaces aux cultures protéagineuses et à développer la recherche, a indiqué Julien Denormandie.

«Il y a évidemment une dimension politique à ce plan dans le contexte de réaffirmation de la souveraineté protéinique de la France,» a dit à Reuters le président de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP), Arnaud Rousseau.

«Tout le monde est conscient que les imports de soja se poursuivront, en revanche l’ambition est réaliste et atteignable.»

Un autre objectif du plan est environnemental, a souligné Julien Denormandie.

«Quand vous importez du soja sud-américain, c’est de l’importation de la déforestation, donc au problème de souveraineté, vous avez un deuxième problème qui est un problème environnemental,» a-t-il déclaré.

Greenpeace a cependant regretté que la question de la surproduction de viande, d’œufs et de produits laitiers ait été «totalement éludée» dans la stratégie française en terme de protéines végétales.

«Tant que le gouvernement refusera d’examiner cette question, nous pouvons d’ores et déjà affirmer que cette stratégie sera vouée à l’échec,» a écrit l’association dans un communiqué lundi.

Partenariat Groupe Medi1-Timbuktu Institute : Hassan Khiyar donne la voix aux chercheurs africains

Le groupe média panafricain, Medi1, annonce la signature d’un partenariat avec Timbuktu Institute, un centre de recherche-action installé dans plusieurs capitales de l’Afrique de l’Ouest. Un partenariat à travers lequel, le groupe dirigé par Hassan Khiyar ambitionne de renforcer la voix des chercheurs africains en diffusant sur l’ensemble des plateformes radio, télé et digitale, la production intellectuelle du think tank africain afin de mieux appréhender les questions économiques, politiques et sociales d’un continent en pleine croissance et transformation.

MEDI1TV et Radio Méditerranée Internationale (Medi1 radio), acteurs audiovisuels de référence au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, s’associent au Timbuktu Institute, centre de recherches africain qui contribue à la promotion et à la consolidation des valeurs universelles de paix.

L’objectif de ce partenariat est de valoriser l’expertise africaine dans l’analyse de l’actualité continentale et internationale, à travers la contribution des chercheurs du Timbuktu Institute dans les carrefours d’information des antennes de Medi1 (radio et télévision), ainsi que sur l’ensemble de ses plateformes digitales.

À cet effet, le canal MEDI1TV Afrique, la chaine panafricaine disponible sur le satellite et le bouquet Canal+ Afrique, lance un nouveau rendez-vous «l’Hebdo Africain», dans lequel chaque mercredi, le Dr Bakary Sambe, Directeur du Timbuktu Institute, expose les perspectives d’une thématique d’actualité sur le continent lors d’un entretien hebdomadaire.

Medi1 radio et Medi1TV feront aussi régulièrement appel à l’ensemble des chercheurs du Timbuktu Institute, basés dans les capitales d’Afrique de l’Ouest, afin de mieux appréhender les questions économiques, politiques et sociales d’un continent en pleine croissance et transformation.

À propos de ce partenariat, Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, a déclaré : « Il est essentiel que les médias africains se rapprochent de la recherche africaine. Cette coopération interafricaine marque une reprise de parole de l’Afrique sur elle-même et en dialogue avec les autres, elle donnera une forte visibilité à nos travaux et nos chercheurs pour un débat encore plus profond dans l’espace public.»

Hassan Khiyar, Président Directeur Général de Medi1 radio et de MEDI1TV insiste également sur l’importance de cette synergie entre les médias et la recherche: « Assumant pleinement leur vocation africaine, Medi1 radio et MEDI1TV ouvrent de nouvelles perspectives de coopération, mutuellement bénéfiques avec les acteurs majeurs de la recherche africaine, qui marquent un intérêt continu et une implication substantielle en faveur du progrès de notre continent, au bénéfice de nos auditeurs en Afrique et ailleurs ».

Al Qaïda revendique l’attaque de trois bases françaises au Mali

Trois bases de l’armée française dans le nord et l’est du Mali ont été visées par des tirs de roquettes lundi matin en l’espace de quelques heures, des attaques revendiquées par Al Qaïda.

Reuters

Ces tirs n’ont fait aucune victime, a déclaré un porte-parole de l’opération Barkhane.

«Les attaques à la roquette des moudjahidine, en soutien à l’islam et aux musulmans, ont visé les bases de l’armée française infidèle», a déclaré Al Qaïda dans un communiqué diffusé sur Al Sabat, un média affilié.

Les camps, situés à Kidal, Ménaka et Gao ont été touchés par des «tirs indirects», a déclaré le porte-parole de l’armée française Thomas Romiguier.

Seule la base de la Minusma à Kidal a subi des dommages, a-t-il ajouté. Cette base de la mission des Nations unies au Mali est située à proximité du camp français. L’Onu a condamné l’attaque.

Le maire de Ménaka, Nanout Kotia, a dit avoir entendu des explosions en provenance de la base militaire, située en dehors de la ville, sans pouvoir donner plus d’informations.

A Gao, un témoin a déclaré que plusieurs roquettes avaient été tirées en direction de la base françaises vers 05h30 (GMT).

L’armée française a tué le chef militaire de la branche sahélienne d’Al Qaïda, le Malien Bah ag Moussa, au cours d’une opération aéroportée le 10 novembre dernier.

Plus de 5.100 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane.

L’Ethiopie proclame sa victoire au Tigré, qui tire des roquettes sur l’Erythrée

Des roquettes ont été tirées samedi soir depuis le Tigré sur la capitale de l’Erythrée voisine, Asmara, selon des sources diplomatiques, quelques heures après que le gouvernement éthiopien a pourtant affirmé «contrôler» cette région dissidente d’Ethiopie, dont sa capitale Mekele.

AFP

Dimanche matin, il n’était toujours pas possible de vérifier de manière indépendante si la ville était totalement sous le contrôle de l’armée fédérale, dont un porte-parole, Mohamed Tessema, a affirmé à l’AFP que les opérations s’y déroulaient «très bien».

Forte de 500.000 habitants avant le début du conflit, Mekele est également le bastion des dirigeants tigréens, issus du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), contre lesquels le gouvernement éthiopien mène depuis le 4 novembre une opération militaire visant à les remplacer par des «institutions légitimes».

La chute de la capitale régionale était un objectif majeur de la «dernière phase» de l’intervention militaire, qui inclut aussi l’arrestation des leaders tigréens, désormais «chassés» par l’armée et injoignables dimanche.

Le Tigré a cependant tiré samedi soir une série de roquettes sur Asmara, capitale de l’Erythrée, pays voisin honni par le TPLF, ont indiqué dimanche des sources diplomatiques.

«A environ 22H13 le 28 novembre il y a eu six explosions à Asmara», écrit dimanche l’ambassade américaine en Erythrée sur son site internet.

Deux diplomates basés à Addis Abeba ont indiqué à l’AFP que plusieurs roquettes avaient visé samedi soir la capitale érythréenne, située à environ 130 km au nord du Tigré, ciblant semble-t-il l’aéroport et des installations militaires. Aucun détail n’a été fourni sur d’éventuels victimes ou dégâts.

C’est la troisième fois qu’Asmara, déjà ciblée vendredi soir et mi-novembre, est visée par des roquettes tirées depuis le Tigré.

Le TPLF avait revendiqué le premier tir, accusant l’Erythrée de prêter main-forte à l’armée éthiopienne, mais ne s’est pas prononcé sur les deux suivants. Ni l’Ethiopie ni l’Erythrée n’ont réagi.

Reconstruire le Tigré

Samedi, les autorités tigréennes affirmaient via la télévision locale que des «tirs à l’arme lourde» touchaient Mekele, une information confirmée à l’AFP par deux responsables humanitaires.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed affirmait sur Twitter que l’armée avait pris Mekele et «mené à bien et terminé les opérations militaires dans la région du Tigré.»

M. Abiy, prix Nobel de la paix devenu chef de guerre, a également assuré samedi dans un communiqué que l’armée avait pris le contrôle de l’administration régionale et menait «l’opération avec la précision et le soin nécessaire (…) pour s’assurer que les civils ne sont pas ciblés».

«Nous avons maintenant devant nous la tâche critique de reconstruire ce qui a été détruit, de réparer ce qui a été endommagé, de faire revenir ceux qui ont fui, avec comme principale priorité le retour à la normale pour le peuple de la région du Tigré», a également écrit M. Abiy.

La communauté internationale s’est inquiétée depuis le début du conflit de possibles «crimes de guerre» en Ethiopie et a tenté, sans succès, de faire pression sur M. Abiy pour qu’il accepte une médiation.

Les analystes s’interrogent désormais sur la réaction des quelque six millions de Tigréens ainsi que sur la capacité du TPLF, fer de lance durant plus de 15 ans de la guérilla contre le régime militaro-marxiste du Derg (1974-1991), à continuer une résistance armée contre le gouvernement fédéral.

Dimanche, aucune image de Mekele, même à la télévision officielle éthiopienne, n’était disponible Mohamed Tessema, a déclaré à l’AFP que les opérations s’y déroulaient «très bien».

La télévision tigréenne semble avoir entièrement interrompu ses programmes.

De petits rassemblements ont eu lieu samedi soir à Addis Abeba et à Gondar, une ville d’Amhara, région voisine du Tigré avec qui les mauvaises relations sont historiques.

«Les gens étaient dehors toute la nuit pour célébrer (la chute de Mekele). Ils ont tiré en l’air jusqu’à minuit et les gens criaient nous avons gagné!», a raconté Edom Asmare, un habitant de Gondar.

Aucun bilan précis du conflit n’est jusqu’ici disponible, mais plusieurs milliers de personnes seraient mortes dans les combats, tandis que plus de 43.000 Ethiopiens ont fui au Soudan voisin.

Les tensions latentes entre M. Abiy et le TPLF, qui après avoir renversé le Derg en 1991 a contrôlé pendant près de 30 ans l’appareil politique et sécuritaire éthiopien, ont culminé avec l’organisation au Tigré d’un scrutin qualifié «d’illégitime» par Addis Abeba.

Moins de deux mois plus tard, début novembre, le Premier ministre y envoyait l’armée après l’attaque, selon Addis Abeba, de deux bases fédérales par les forces du TPLF, ce que ce dernier a démenti.

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