Finance

La SCR maintient sa notation de solidité financière de B ++

Mercredi 9 décembre 2020 à Londres, l’agence mondiale de notation de crédit spécialisée dans les assurances, AM Best a confirmé la note de solidité financière de B ++ (bonne) et la notation de crédit émetteur à long terme de «bbb» de la Société Centrale de Réassurance (SCR) (Maroc).
Après la confirmation de la notation AAA (Local Scale) de la SCR par Fitch en Juin 2020, c’est ainsi au tour d’AM Best de maintenir la notation de la SCR en dépit de la crise induite par la pandémie.

AM Best a annoncé mercredi le renouvèlement du rating B++ de la Société Centrale de Réassurance. L’agence de notation considère que la notation octroyée reflète la force du bilan de la SCR qu’elle qualifie de solide, ainsi que ses fortes performances opérationnelles, son profil commercial qualifié de neutre et sa gestion appropriée des risques d’entreprise.

La solidité du bilan de la SCR repose sur la capitalisation ajustée au risque, qui était à son plus fort niveau à la fin de l’année 2019, tel que mesuré par le ratio d’adéquation des fonds propres de Best (BCAR-Coefficient de suffisance du capital de Best) et qui est soutenu par des gains d’investissement non réalisés.

Malgré des conditions de marché difficiles, la SCR a continué à générer un solide résultat opérationnel au cours des dernières années avec un solide rendement technique et un bon retour sur investissement. Au cours des 5 dernières années (2015-2019), la SCR a affiché un rendement moyen pondéré des capitaux propres à 12,9%.

Selon AM Best, la SCR conserve une bonne position sur le marché marocain, avec une part de marché estimée à 50% des primes cédées reflétant ainsi son rôle établi en tant que réassureur national. L’entrée en vigueur de nouveaux régimes assurantiels obligatoires et le développement des specialty lines devraient à terme étayer la croissance de la SCR, toujours selon AM Best.

Par ailleurs, la SCR développe également sa présence internationale, soutenue par la création de bureaux de représentation en Egypte, au Rwanda et en Côte d’Ivoire. En 2019, le portefeuille international de la SCR représentait un quart du revenu total des primes du réassureur.

Société Générale veut fermer 600 agences bancaires en France

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Société générale a annoncé lundi son intention de fusionner ses deux principaux réseaux de banque de détail, avec à la clé la fermeture d’ici 2025 de 600 agences sur près de 2.100, afin d’améliorer sa rentabilité.

La troisième banque cotée française, dont les marges, comme celle de la plupart des acteurs du marché, est mise à mal par la faiblesse des taux d’intérêt, a précisé que le rapprochement des réseaux Société générale et Crédit du Nord lui permettrait de réduire ses coûts de plus de 350 millions d’euros en 2024 et de près de 450 millions en 2025.

Le coût du projet est estimé entre 700 et 800 millions d’euros.

«Le montant des synergies prévues par la direction est conforme à nos estimations et à celles du consensus mais les coûts de restructurations sont supérieurs à ce que nous anticipions», ont commenté les analystes d’UBS dans ne note.

La direction a précisé que la restructuration se ferait sans aucun départ contraint.

En Bourse de Paris, l’action Société générale perdait 0,84% à 18,136 euros vers 12h00 GMT alors que l’indice CAC 40 abandonnait 0,71%.

Le groupe veut parallèlement accélérer le développement de sa filiale de banque en ligne Boursorama, qui vise 4,5 millions de clients en 2025, soit deux millions de plus qu’aujourd’hui.

Boursorama devrait enregistrer des pertes cumulées de 230 millions d’euros environ d’ici 2023 puis afficher un bénéfice net de 100 millions cette année-là et de 200 millions en 2025.

«Avec cette évolution de nos métiers, nous construisons un modèle au service de la satisfaction de tous nos clients, pleinement engagés dans les transformations de notre société et de notre économie, et répondant aux enjeux de rentabilité du groupe», a déclaré le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, cité dans un communiqué

Mi-novembre, la banque avait déjà annoncé la suppression nette d’environ 640 postes en France dans ses activités de marché et certaines directions centrales.

Le groupe bancaire envisagerait également, selon plusieurs sources, de céder sa filiale de gestion d’actifs Lyxor afin d’améliorer son bilan. Il s’est refusé à tout commentaire sur ce point.

Société générale s’est déjà désengagé ces dernières années de marchés sur lesquelles il n’avait pas atteint la taille critique, cédant des filiales en Europe centrale et orientale, notamment en Pologne, en Bulgarie et en Albanie.

La SocGen et le Crédit du Nord approuvent la fusion de leurs réseaux bancaires

Société générale et le Crédit du Nord ont approuvé ce week-end la fusion de leurs réseaux bancaires, une mesure qui aboutira à la création d’une nouvelle banque de détail en France, rapporte dimanche le journal Les Echos.

Selon le quotidien financier, la «Société Générale doit présenter plus en détail aux salariés et à la presse les contours de cette fusion avec sa filiale, qui pourrait prendre 18 à 24 mois».

Forte de 10 millions de clients, cette nouvelle banque, dont le projet de création a été annoncé le 23 septembre, permettra notamment au groupe bancaire de bénéficier d’importantes synergies et de renforcer la rentabilité de l’un de ses principaux métiers.

Le coup d’envoi est donné pour l’introduction en bourse de la foncière marocaine du groupe Label’Vie, Aradei Capital

L’introduction en Bourse de la société Aradei Capital du magnat de la grande distribution, Zouhair Bennani, propriétaire de la chaîne de supermarchés Carrefour, vient de franchir la 1ère étape. Visa de l’autorité de marché en poche, la première cotation devrait intervenir le 14 décembre 2020 après une période de souscription allant du 1 au 4 décembre à 15h30 inclus. Zouhair Bennani a naturellement fait appel à CFG Bank, la banque d’affaire où il siège en tant qu’administrateur, pour valoriser Aradei Capital et pour procéder à l’enregistrement de l’opération. L’IPO de la foncière dans le contexte de crise liée à la pandémie du Coronavirus est une excellente nouvelle pour un marché des capitaux atone et morose.

C’est une annonce porteuse d’espoir pour le marché des capitaux marocain, plombé par la crise sanitaire. La foncière marocaine spécialisée dans l’immobilier locatif, Aradei Capital, a annoncé mardi 24 novembre avoir franchi la première étape en vue de son entrée en Bourse. Il s’agit de la première opération de l’année Covid qui pourrait redonner des couleurs et surtout de la confiance à un marché des introductions en Bourse paralysé et ouvrir la voie à d’autres entreprises hésitantes.

En effet, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux a délivré ce lundi 23 novembre son visa sous la référence VI/EM/024, donnant le coup d’envoi au projet d’introduction à la bourse des valeurs de Casablanca, de la filiale foncière du groupe LabelVie.

Souscriptions le mardi 1er décembre, première cotation le lundi 14 décembre 2020

La note d’information de l’PO Aradei Capital annonce le lancement de l’opération de souscription, la première semaine du mois de décembre 2020. Elle sera étalée sur 4 jours, du 1er au 4 décembre 15h30 inclus.

L’opération d’un montant de 600 millions de dirhams portera sur 1.500.000 actions, 1.250.000 nouvelles actions émises et 250.000 actions à céder, soit un prix de souscription de 400 dhs l’action.

Les actions à céder et à émettre au titre de l’introduction en bourse seront admises au Marché Principal, compartiment « Principal F » de la Bourse des valeurs et dont la première cotation est prévue pour le lundi 14 décembre 2020.

L’action Aradei Capital sera enregistrée sous le ticker «ARD».

Une valo et un busines plan impactés par le Covid 19

La note d’information de l’IPO d’ARD, informe les investisseurs qu’en 2020, l’activité de la foncière a été impactée par la crise sanitaire de la Covid-19, notamment sur la période de confinement (20 mars – 25 juin 2020). Elle précise que le business plan qui a servi à la valorisation s’est basé sur l’hypothèse d’un retour progressif à la normale de l’activité en année pleine en 2022.

Ainsi, en tenant compte des hypothèses du management, l’impact de la crise sanitaire sur les principaux indicateurs de la société a été présenté comme suit :

  1. Sur le FFO, une mesure spécifiquement utilisée dans le secteur des foncières cotées et qui correspond à génération de cash-flows opérationnels après un certain nombre de retraitement, l’impact est estimé en 2020 de 70.2 MDH et de 24.8 MDH en 2021
  2. Sur l’actif net réévalué l’impact du Covid est évalué à 171.5 MDH en 2020 et 24.8 MDH en 2021.
  3. Sur le chiffre d’affaires l’impact s’élève à 77,8 MDH en 2020. Il inclut la fermeture des commerces non essentiels dont l’impact a déjà fait l’objet de protocoles adressés aux locataires, la perte des revenus liés aux locations temporaires et autres revenus annexes et les décalages d’ouverture et de commercialisation.

Les ambitions de Aradei Capital

Outre la volonté d’atteindre la taille critique, de faire face à l’évolution d’un marché ultra concurrentiel, d’améliorer son haut de bilan et d’accélérer les trois principaux relais de croissance afférents à son activité, la foncière Aradei Capital ambitionne de devenir une foncière de référence dans l’immobilier locatif au Maroc.

Dans les documents de l’IPO, le management d’ARD exprime également sa volonté de se positionner en tant qu’investisseur d’OPCI, qui est également un relais de croissance pour la foncière.

La foncière envisage de capitaliser sur l’émergence des véhicules OPCI au Maroc stimulée par l’adoption récente de la législation sur les OPCI, à travers une filiale qui serait dédiée à cette catégorie de véhicule. Un transfert par apport de certains actifs détenus par la foncière à cette filiale OPCI est aussi envisagé.

Rappelons qu’Aradei Capital compte sur le support de son actionnaire de référence, Label’Vie mais également sur son partenaire financier la BERD ainsi que sur l’appui sur l’expertise de la société de gestion REIM Partners, sa société de gestion déléguée.

Portefeuille de 29 Actifs valorisé à 5 milliards dhs, 343.000 m2 de surface commerciale utile, 15 Villes et plus de 250 Enseignes

Sur le site internet aradeicapitalenbourse.com mis à la disposition des investisseurs spécialement pour l’IPO, l’accent est mis sur les chiffres clés d’Aardei Capital.

On y apprend que la foncière détient un portefeuille de 29 actifs immobiliers locatifs répartis dans 15 villes au Maroc, valorisé à plus de 5 milliards de dirhams en 2020.

Aradei Capital affirme bénéficier d’un partenariat solide avec le groupe LabelVie (LBV), distributeur et franchisé de l’enseigne Carrefour au Maroc, et d’un portefeuille diversifié avec 250 enseignes dans 15 villes opérant sur des secteurs variés.

Relations CFG BANK, Aradei Capital

Une attestation cosignée par les conseillers financiers d’Aradei Capital, à savoir CFG Finance, Valoris Corporate Finance, Capital trust Finance, jointe au document enregistrée auprès de l’autorité de marché, l’AMMC, assure qu’en vue des relations entre sa société mère CFG Bank et la société émettrice, « toutes les mesures nécessaires pour garantir l’objectivité de leur analyse et la qualité de la mission pour laquelle ils ont été mandatés, ont été mises en œuvre».

Le pool de conseillers financiers attestent qu’il «n’existe aucune relation financière et commerciale entre CFG Finance, Valoris Corporate Finance, Capital Trust Finance d’une part et Aradei Capital S.A d’autre part, hormis le mandat de conseil qui les lient.»

Alors que la proximité entre Adil Douiri et Zouhair Bennani est de notoriété publique, ce dernier étant administrateur chez Mutandis et CFG Bank, la note d’information de l’IPO d’Aradei Capital, donne d’autres précisions sur les liens entre les deux groupes.

CFG Finance, co-conseiller financier de Aradei Capital S.A, est une filiale détenue à 100% par CFG Bank. Cette dernière détient une participation de 30% dans REIM Partners, société de gestion d’Aradei Capital S.A.

Zouhair Bennani, administrateur de Aradei Capital S.A., détient une participation de 4,8% dans le capital de CFG Bank et y occupe un poste d’administrateur.

Kaspi, une fintech kazakhe de tous les records, conjure la pandémie

Les Kazakhs utilisent les services de Kaspi pour payer leurs factures, rendre la monnaie mais aussi recevoir les aides du gouvernement contre la pandémie, qui a encore accéléré le succès de cette fintech, succès d’un genre nouveau pour le Kazakhstan.

AFP

Kaspi.kz, leader des systèmes de paiement numériques et du e-commerce au Kazakhstan, est devenu le groupe à la plus importante capitalisation du pays après avoir été valorisé à 6,5 milliards de dollars lors de son entrée à la Bourse de Londres en octobre.

Kaspi a ainsi réussi – après un premier échec en 2019 – la deuxième plus importante entrée en Bourse au Royaume-Uni depuis le début de l’année.

Parmi ses investisseurs, il y a Goldman Sachs et Baring Vostok, fonds occidental spécialisé dans l’espace post-soviétique et un des artisans de l’entrée en Bourse record de Yandex en 2011 sur le Nasdaq.

La pandémie de coronavirus, qui a fait exploser le e-commerce dans le monde, a profité au groupe, accélérant sa croissance.

«Nous pensons avoir beaucoup de marge pour croître encore à l’avenir», affirme à l’AFP Mikheil Lomtadze, le patron de Kaspi. Au siège du groupe, ce diplômé de la Business School de l’université d’Harvard, originaire de Géorgie, accueille en jeans et col de chemise ouvert.

«Nous sommes des pionniers de la numérisation du pays», affirme l’entrepreneur de 45 ans, indiquant qu’au-délà de la Chine, où les systèmes de paiement numériques Alipay et WeChat sont omniprésents, peu de pays ont vu ce type de système révolutionner les habitudes des utilisateurs autant que le Kazakhstan.

Boostés par la pandémie

La crise sanitaire a mis à dure épreuve du Kazakhstan, première économie d’Asie centrale, dont le PIB annuel devrait baisser cette année pour la première fois en plus de deux décennies.

Kaspi, au contraire, a vu les utilisateurs actifs de son application augmenter de 70% au premier semestre 2020, sur un an, atteignant près de 8 millions dans un pays aux 19 millions d’habitants.

Le groupe a commencé en tant que banque dans cette ex-république soviétique avant de s’étendre aux paiements entre particuliers et au commerce en ligne.

Malgré les mesures de confinement réduisant les déplacements en mars et avril, une armée de livreurs Kaspi a continué de sillonner le pays, apportant un soutien vital aux commerces fermés, qui pouvaient vendre leurs produits sur la plateforme.

Mais l’application a également été le vecteur de plus de 60% des sommes versées par le gouvernement en soutien aux citoyens éligibles. «Pendant cette période difficile nous sommes devenus encore plus importants», affirme avec fierté M. Lomtadze.

Tous accro

Dans le centre d’Almaty, même les musiciens de rue affichent leur numéro Kaspi comme alternative aux espèces, et les conducteurs de taxi utilisent l’application pour rendre la monnaie aux clients.

Jibek, étudiante de 21 ans, affirme à l’AFP que même une matinée sans l’application – qu’elle utilise depuis un an – s’avère difficile. “C’est très pratique”, affirme-t-elle, citant le paiement de factures en exemple, “tout le Kazakhstan est accro”.

Une panne de quelques heures, survenue deux semaines après l’arrivée fracassante du groupe à la Bourse londonienne, a provoqué une déferlante de réactions sur les réseaux sociaux, les internautes évoquant avec humour un retour à la préhistoire.

En 2014, la situation semblait cependant peu favorable: une soudaine chute de la devise nationale, le tenge, avait laissé craindre que des banques ne mettent la clé sous la porte.

Pour rassurer les clients, Mikheil Lomtadze et Vyatcheslav Kim, camarade de classe à Harvard et président de Kaspi, se sont rendus dans les filiales de la banque, raconte l’analyste financier Tulegen Askarov.

«Quand les propriétaires d’une banque parlent aux clients qui déposent leur argent, il y a des chances qu’ils se fassent une meilleure idée de ce à quoi leur business devrait ressembler», indique l’analyste.

Le voisin chinois, où les hommes d’affaires kazakhs ont découvert Alipay et WeChat, a accéléré le tournant de Kaspi vers la fintech, ajoute M. Askarov.

Le groupe se projette désormais au-delà des frontières kazakhes. Kaspi s’est déjà lancé en Azerbaïdjan, où il détient une plateforme de vente. Prochain dans le viseur: l’Ouzbékistan, pays le plus peuplé d’Asie centrale avec 34 millions d’habitants.

Les espoirs de vaccin alimentent toujours la hausse des actions en Europe

Les Bourses européennes ont fini dans le vert mardi en profitant toujours, bien que dans une moindre mesure que la veille, des résultats encourageants de Pfizer sur un candidat vaccin contre le coronavirus.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,55% à 5.418,97 points, un plus haut depuis le 5 mars. Le Footsie britannique a pris 1,79% et le Dax allemand s’est octroyé 0,51%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 1,02%, le FTSEurofirst 300 de 0,96% et le Stoxx 600 de 0,9%.

Ce dernier se maintient proche d’un pic de huit mois après l’annonce lundi par Pfizer que son candidat vaccin était efficace à 90% contre le coronavirus, selon une étude à grande échelle.

«Après une réaction euphorique des marchés, la question qui se pose maintenant est de savoir si elle était justifiée ou peut-être exagérée», écrivent les analystes de Commerzbank dans une note.

La route reste en effet longue avant une possible distribution d’un vaccin contre un virus qui continue de sévir essentiellement aux Etats-Unis et en Europe.

Si les investisseurs ont besoin de plus de visibilité en termes de distribution, de quantité, de calendrier, de destinataires du vaccin, l’optimisme devrait durer, a souligné de son côté Neil Jones, chez Mizuho.

Valeurs en Europe

La perspective d’un vaccin anti-COVID a conduit les investisseurs à prendre des bénéfices en premier lieu sur les valeurs technologiques dont la progression boursière s’était accentuée avec la crise sanitaire.

L’indice Stoxx du secteur a perdu 2,27% tandis que ceux de l’automobile, des banques et de l’énergie ont pris entre 3,16% et 3,92%.

Ainsi à Paris, STMicro (-5,94%) a fini dernier du CAC 40.

Le groupe d’immobilier commercial Unibail-Rodamco-Westfield a bondi de 20,95%, en tête du Stoxx 600, après le rejet par les actionnaires du projet d’augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros présenté en septembre par la direction.

Adidas a perdu 5,79%, l’équipementier sportif ayant dit s’attendre à une baisse des ventes sur les trois derniers mois de l’année en raison des nouveaux confinements imposés face à la pandémie.

A Wall Street

A l’heure de la clôture européenne, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones gagnait 0,96%, le S&P-500 reculait de 0,16% et le Nasdaq Composite de 1,18%, les investisseurs délaissant le secteur technologique au profit de ceux qui devraient le plus bénéficier d’une reprise de l’économie.

Facebook, Amazon et Microsoft reculaient de 3% environ.

L’indice S&P-500 Value, qui inclut notamment les banques, prenait 0,82% tandis que celui des valeurs de croissance (“growth”) perdait 1,27%.

Changes

L’indice mesurant l’évolution du billet vert face à un panier de devises de référence se stabilise (+0,05%) après avoir pris 0,54% lundi.

Parallèlement, l’euro est inchangé autour de 1,181 dollar.

La livre avance d’environ 0,5% contre le dollar et contre l’euro, portée par le double espoir qu’un vaccin contre le coronavirus remettrait l’économie britannique sur les rails et que la Grande-Bretagne puisse conclure un accord commercial post-Brexit avec l’Union européenne d’ici la fin de l’année.

Taux

Le marché obligataire s’apaise également après avoir flambé lundi: le rendement des Treasuries à dix ans est inchangé à 0,9544% et en Europe, celui du Bund de même échéance a clôturé en légère hausse à -0,485%.

Pétrole

Le marché du pétrole est orienté à la hausse, la perspective d’un vaccin contre le COVID-19 dissipant pour le moment les craintes d’un affaiblissement de la demande à court terme dans les pays les plus touchés par l’épidémie.

Le baril de Brent prend 1,91% à plus de 43 dollars et celui du brut léger américain 1,96% à 41,08 dollars. Lundi, ils avaient respectivement pris 7,5% et 8,5%.

Les indicateurs du Jour : dégradation du climat d’affaires en Allemagne

En Allemagne, face à la deuxième vague de l’épidémie, le climat des affaires s’est dégradé plus que prévu, tombant à 39,0 contre 56,1 en octobre.

Même sans vainqueur, les élections US profitent aux actions

Les Bourses européennes ont terminé en vive hausse mercredi et Wall Street montait en matinée, les investisseurs saluant des résultats électoraux américains qui, s’ils ne permettent pas encore de connaître le nom du prochain président des Etats-Unis, sont jugés favorables aux actions.

Reuters

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une progression de 2,44% (117,24 points) à 4.922,85 points, enregistrant sa quatrième séance consécutive de hausse. A Londres, le FTSE 100 a gagné 1,53% et à Francfort, le Dax a progressé de 1,95%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 2,01%, le FTSEurofirst 300 2% et le Stoxx 600 2,05%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le vert, le Dow Jones s’adjugeant 2,33%, le Standard & Poor’s 500 2,89% et le Nasdaq Composite 3,91%, les valeurs technologiques étant les premières bénéficiaires du mouvement général de hausse.

Les résultats encore incomplets aux Etats-Unis montrent pour l’instant que le duel entre Donald Trump et Joe Biden est très serré, au point qu’il faudra peut-être attendre plusieurs jours pour se risquer à avancer le nom du vainqueur, dont la victoire pourrait être contestée.

Mais ils écartent presque certainement le scénario d’une «vague bleue», une large victoire du camp démocrate à la Maison blanche comme au Congrès, perçue par Wall Street comme le risque numéro un pour les actions.

«À ce stade, le principal résultat intermédiaire de la course à la présidence américaine est que la probabilité de cette déferlante démocrate s’est effondrée», résume Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac.

Une situation qui, à ses yeux, “devrait continuer à soutenir la valorisation des valeurs de croissance à haute visibilité et limiter les risques sur les marchés de taux”.

VALEURS

La plus forte hausse sectorielle du jour en Europe comme aux Etats-Unis est pour le secteur de la pharmacie et de la santé, qui était considéré comme l’un des plus menacés du point de vue fiscal et réglementaire par une éventuelle large victoire des démocrates américains.

Son indice Stoxx a bondi de 4,9% et à Wall Street, le S&P de la santé prend 5,3%. A Paris, Sanofi fini en tête du CAC 40 avec un gain de 5,79%.

A la baisse, le secteur bancaire européen a cédé 1,47%, conséquence de la rechute des rendements obligataires et de la remise en cause du scénario d’un vaste plan de relance aux Etats-Unis sous la présidence de Joe Biden susceptible de favoriser hausse des rendements et remontée de l’inflation.

Santander a perdu 4,04%, ING 1,07%, Commerzbank 2,63%.

Crédit agricole s’est distingué avec une hausse de 1,32% après ses résultats trimestriels, jugés solides malgré une forte baisse des profits.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Europe, les indices PMI des services et composites ont conforté l’hypothèse d’une rechute en récession au quatrième trimestre, le PMI des services de la zone euro traduisant une contraction accrue et le composite revenant au seuil de 50 séparant contraction et expansion.

Aux Etats-Unis, l’enquête mensuelle ADP sur l’emploi privé suggère un ralentissement du marché du travail en octobre et l’indice ISM des services une décélération de l’activité dans les services.

CHANGES

Le dollar connaît une séance agitée, au gré des nouvelles sur le dépouillement du scrutin présidentiel américain. Il cède ainsi du terrain face à un panier de référence (-0,07%) après avoir gagné jusqu’à 0,8% en profitant de l’absence de vague bleue, à laquelle certains cambistes s’étaient préparés en misant contre le billet vert.

L’euro remonte autour de 1,1715 après un plus bas à 1,1605.

TAUX

Les mouvements liés au dénouement de positions prises dans l’hypothèse d’une large victoire démocrate sont bien plus marqués sur le marché obligataire américain: le rendement des Treasuries à dix ans recule de plus de 10 points de base à 0,7662%, sa plus forte baisse en points depuis juin et le 30 ans cède 11 points à 1,537%.

La baisse a été logiquement moins marquée en Europe où le rendement du Bund à dix ans ne perd en clôture qu’un peu plus de deux points de base à -0,638%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier profite à plein du regain d’espoir d’une victoire du camp Trump, nettement plus favorable au secteur, un effet auquel s’ajoute l’annonce de la plus forte baisse hebdomadaire des réserves de brut aux Etats-Unis depuis janvier (-8,0 millions de barils).

Le Brent gagne 3,05% à 40,92 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 2,84% à 38,73 dollars.

La plus grosse IPO de l’histoire est lancée simultanément à Hong Kong et Shanghai et concerne une société chinoise

Le spécialiste chinois du paiement en ligne Ant Group a présenté lundi les modalités de son projet d’entrée en Bourse simultanée à Hong Kong et Shanghai, qui pourrait lui permettre de lever un peu plus de 29 milliards d’euros, ce qui en ferait l’introduction la plus importante jamais bouclée dans le monde par son montant.

Avec Reuters

L’opération valoriserait Ant Group environ 265 milliards d’euros, sans même prendre en compte l’option de surallocation de 15% prévue par les banques chargées de la mener à bien. Une valorisation qui dépasserait ainsi celle d’Industrial and Commercial Bank of China, la première banque du monde par les actifs.

Le projet n’est toutefois pas à l’abri des imprévus puisqu’Ant est menacé d’un contrôle accru des autorités sur ses activités de crédit à la consommation ainsi que par une possible inscription sur la liste noire du département d’Etat américain.

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