Energie

Suez s’engage à choyer ses actionnaires pour contrer Veolia

/

Suez s’est engagé mardi à doubler la valeur de son titre pour ses actionnaires d’ici à 2022, à travers notamment un dividende exceptionnel ou des rachats d’actions, lors d’une série d’annonces en forme de plaidoyer en faveur de l’indépendance du groupe face au projet de rachat porté par Veolia.

Reuters

Le spécialiste de l’eau et des déchets a précisé dans un communiqué que ses nouvelles ambitions reposaient sur une accélération de son plan stratégique, avec un total de 4 milliards d’euros de cessions d’actifs visé dès début 2021 – au lieu de 3 à 4 milliards à fin 2023 précédemment – et 1,2 milliard d’économies annuelles à l’horizon 2023, contre un milliard annoncés à l’automne 2019.

Suez indique aussi que le retour à ses actionnaires pourrait atteindre au moins deux milliards d’euros d’ici à fin 2022, dont un milliard environ au titre du dividende ordinaire – à 0,65 euro par action en 2021 et 0,70 euro en 2022 – auquel s’ajoutera au moins un milliard de dividende exceptionnel ou de rachats d’actions «dès que possible et au plus tard au premier semestre 2021».

En complément, un milliard d’euros «pourrait venir renforcer les investissements dans la croissance organique et inorganique, en fonction des opportunités et en accord avec notre stricte discipline financière, ou faire l’objet d’une distribution extraordinaire».

Suez vise en outre un chiffre d’affaires supérieur à 16 milliards d’euros en 2021 et à 17 milliards en 2022 (contre 18 milliards en 2019), un résultat d’exploitation (Ebit) d’environ 1,35 à 1,50 milliard en 2021 et 1,7 milliard en 2022 (contre 1,4 milliard en 2019) et un résultat net récurrent par action compris entre 0,75 et 0,80 euro en 2021 et de 0,90 à 1,0 euro en 2022.

Le groupe, qui a aussi confirmé ses prévisions 2020 annoncées fin juillet, prévoit des investissements de croissance d’au moins 4,5 milliards d’euros de juin 2020 à décembre 2022, avec un renforcement dans ses métiers prioritaires et à forte croissance via «des opérations de croissance externe sélectives», pour près de 1,5 milliard.

Suez veut s’adresser à tous ses actionnaires

Il estime afficher désormais un «profil de croissance renforcé» à l’horizon 2022, avec notamment une rentabilité en hausse (progression de la marge d’Ebitda de 100 à 300 points de base), une nette amélioration de son retour sur capitaux employés (entre 6,5% et 7% en 2022 contre 4,9% en 2019) et une génération de flux de trésorerie récurrente supérieure à 500 millions d’euros par an.

Suez s’engage en outre à «amplifier» son actionnariat salarié sur les deux prochaines années.

Réitérant qu’il considérait l’approche de Veolia comme «hostile», le directeur général de Suez Bertrand Camus a estimé lors d’une conférence téléphonique que le groupe devait s’adresser à «tous ses actionnaires» afin qu’ils disposent d’un “même niveau d’information” et bénéficient d’un «traitement équitable».

L’addition de la croissance de l’Ebitda de Suez, des dividendes ordinaires et des dividendes exceptionnels ou des rachats d’actions envisagés représente «entre 12 et 13 euros par action de valeur supplémentaire pour les actionnaires d’ici 2022», a de son côté précisé le directeur financier Julian Waldron, le directeur financier.

Lundi soir, l’action Suez a clôturé sur un cours de 14,835 euros. Il était stable mardi dans les premiers échanges.

Veolia a proposé fin août de racheter l’essentiel de la participation d’Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%) pour 15,50 euros par action, soit un montant de 2,9 milliards d’euros, avant de lancer une offre sur le reste du capital de son concurrent afin de créer un champion français du traitement de l’eau et des déchets.

Le conseil d’administration d’Engie a mandaté jeudi son président Jean-Pierre Clamadieu pour obtenir de Veolia une offre de rachat améliorée tandis que Suez, qui s’oppose depuis le départ au projet de son rival, n’a de son côté pas été en mesure de proposer une alternative pour le moment.

Trump a menacé MBS de perdre le soutien militaire américain s’il ne réduisait pas la production de pétrole

/

En lançant une guerre des prix contre la Russie et en inondant les marchés de pétrole, Mohammed ben Salmane a fini par agacer Donald Trump, qui selon Reuters a pris le téléphone le 2 avril pour menacer le téméraire prince héritier de retirer ses marines du royaume s’il ne se décidait pas de réduire la production du pétrole. Le ton du président américain était tel que MBS a ordonné à ses collaborateurs de le laisser seul pour poursuivre sa communication.

«Si l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne commence pas à réduire sa production de pétrole, je ne pourrais pas empêcher les législateurs américains d’adopter une loi en faveur du retrait des troupes américaines stationnées dans le royaume» a menacé Trump, MBS lors d’un appel téléphonique le 2 avril, rapporte Reuters que quatre sources proches du dossier.

Mohammed ben Salmane aurait été tellement surpris par la menace qu’il a ordonné à ses collaborateurs de quitter la salle afin qu’il puisse poursuivre la discussion en privé, selon une source américaine qui a été informée de la discussion par de hauts responsables de l’administration.

Trump a transmis le message au prince héritier 10 jours avant l’annonce faite par l’OPEP+ de réduire plus de 10% la production du pétrole. Pour se résultat, le président américain n’a hésité à mettre sur la balance une alliance stratégique de 75 ans. Et pour la demande mondiale s’effondrait à cause de la pandémie de coronavirus mettant en péril le lobby des pétrolier à quelques mois des élections présidentielles.

Un haut responsable américain a déclaré à Reuters que l’administration avait informé les dirigeants saoudiens que, sans réduction de la production, « il n’y aurait aucun moyen d’empêcher le Congrès américain d’imposer des restrictions qui pourraient conduire à un retrait des forces américaines ». Le haut responsable a résumé la situation, à travers divers canaux diplomatiques, en disant aux dirigeants saoudiens : « Nous défendons votre industrie pendant que vous détruisez la nôtre. »

Interrogé sur le sujet par Reuters à l’occasion du points de presse quotidien sur le coronavirus de ce mercredi, Trump a répondu: «Je n’ai pas eu à le lui dire.» « Je pensais que lui et le président Poutine étaient très raisonnables, d’ailleurs, ils sont parvenus à un accord lors de cette conversation téléphonique », a-t-il ajouté.

Reuters rapporte qu’elle n’a pas pu avoir une conformation du côté de Riyadh, mais a pu avoir une déclaration d’un responsable saoudien, qui a requis l’anonymat.

« L’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie ont joué un rôle important dans l’accord OPEP+ sur les coupes pétrolières, mais sans la coopération des 23 pays qui ont pris part à l’accord, cela ne serait pas arrivé », a-t-il déclaré.

MBS s’est fait rouler par Poutine

Au terme de deux mois de guerre de prix avec la Russie, et obtenant un accord historique de baisse de production, MBS se targuait d’avoir gagner son pari. Mais le marché va vite le ratrraper. En effet, malgré l’accord visant à réduire un dixième de la production mondiale, les prix du pétrole ont continué de chuter à des niveaux historiquement bas. Les contrats à terme sur le pétrole américain sont tombés en dessous de 0 $ la semaine dernière.

MBS est tombé dans le piège de Poutine en se mettant à dos le puissant lobby pétrolier américain. D’ailleurs, les sénateurs américains représentant le Texas et le Dakota se sont mis à réclamer des sanctions contre l’Arabie saoudite

En effet, une semaine avant l’appel entre Donald Trump et MBS, les sénateurs républicains américains Kevin Cramer et Dan Sullivan ont déposé une loi visant à retirer du royaume toutes les troupes américaines, les missiles Patriot et les systèmes de défense antimissiles, à moins que l’Arabie saoudite ne réduise la production de pétrole.

Kevin Cramer, le sénateur républicain du Dakota du Nord, a déclaré à ce sujet à qu’il avait parlé à Donald Trump de la législation en question concernant l’Arabie saoudite le 30 mars, trois jours avant que le président n’appelle MBS.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Dan Brouillette, a déclaré pour sa part à Reuters que le président se réservait le droit d’utiliser tous les outils pour protéger les producteurs américains, y compris «notre soutien à leurs besoins de défense».

Soixante-quinze ans après l’accord de Quincy, assurant la protection militaire américaine en échange de l’accès aux réserves de pétrole en Arabie saoudite, environ trois mille soldats américains sont stationnés dans le royaume.

Coronavirus : ACWA Power soutient les populations avoisinant le Complexe NOOR Ouarzazate

Pleinement inscrit dans l’élan de solidarité nationale face à la pandémie du Covid-19, ACWA Power se mobilise pour soutenir les populations avoisinant le Complexe NOOR Ouarzazate, indique un communiqué du groupe.

ACWA Power Maroc, opérateur du Complexe NOOR Ouarzazate, apporte sa contribution et son soutien aux riverains avec notamment l’achat et la distribution de 47 tonnes de produits de première nécessité (denrées alimentaires et produits d’hygiène), relève la même source.

Menée en étroite collaboration avec les autorités locales de la province Ouarzazate, cette opération, qui se traduira par la distribution de paniers complets comprenant des produits alimentaires tels que huile, farine, semoule, sucre, légumineuses ainsi que des produits d’entretien et de nettoyage (Javel, détergents, …), concerne 920 ménages de la commune de Ghassate.

L’acheminement au sein des différents ménages a été opéré en collaboration avec le Caïdat de Ghassate, conclut même source.

A propos de ACWA Power

ACWA Power est un développeur, investisseur, copropriétaire et exploitant d’un parc de centrales électriques et d’unités de dessalement d’eau avec une présence dans 12 pays à travers 3 continents.

Le parc de ACWA Power, totalisant un investissement de plus de 28 milliards de dollars, représente une capacité de production d’électricité de 18 GW et une capacité de dessalement d’eau de 2,5 millions de M3 par jour.

La société, constituée au Royaume d’Arabie Saoudite, avec un capital d’environ USD 1,4 milliards, est détenue par huit conglomérats saoudiens, ainsi que Sanabil Direct Investment Company (détenu par le Fonds Souverain saoudien) et le Fonds de Pension Public saoudien.

De son siège social en Arabie Saoudite, ACWA Power se déploie à l’international, à savoir, aux EAU, Oman, Jordanie, Egypte, Turquie, Maroc, Afrique du Sud, Mozambique, Chine, Vietnam, Bulgarie et République Tchèque.

Plusieurs milliards de dollars investis dans les Énergies renouvelables, partis en fumée. Une bérézina planétaire

Le plus prestigieux des hebdomadaires allemands, Der Spiegel, a consacré la couverture de son premier numéro du mois de mai à l’échec du plus grand projet planétaire de transition énergétique, Energiewende. On y apprend que malgré que l’Allemagne ait dépensé, depuis 2010, plus de 240 milliards de dollars en énergies renouvelables, ses émissions de gaz à effet de serre sont restées au même niveau… qu’en 2009. En fait le grand gagnant de cette mobilisation mondiale de la transition énergétique s’est avéré être le GNL, Gaz Naturel liquéfié, ainsi que l’armada des méthaniers américains qui irriguent depuis 5 ans, en toute discrétion, toute la planète en Gaz de schiste. Le monde a changé depuis le célèbre documentaire d’Al Gore «Une vérité qui dérange» diffusé en 2006. Les climatosceptiques logent à la Maison Blanche, les mines de charbon reprennent leurs activités de plus belle, les découvertes des gisements de pétroles et de gaz n’ont jamais été aussi nombreuses et d’aucuns n’envisagent d’arrêter le nucléaire. La transition vers les énergies renouvelables est vouée à l’échec car les industriels modernes ne veulent tout simplement pas pas retourner à la vie prémoderne.

Lire ici

L’Afrique du Sud explore le pétrole au Soudan du Sud

/

L’Afrique du Sud avance lentement ses pions au Soudan du Sud. Le 6 mai dernier, l’African Energy Chamber a annonce la signature d’un nouvel accord pétrolier entre le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud. Cet accord « historique » de partage d’exploration et de production se veut « un stimulant pour la paix, la stabilité économique et l’industrie pétrolière ». Il marque la réalisation de nouveaux investissements et leur contribution à la relance économique du Soudan du Sud.


Présente à Juba lors de la cérémonie de signature, la Chambre africaine de l’énergie a rappelé que « c’est la deuxième fois en deux ans que le Sud-Soudan attire avec succès les investissements africains sur ses terres, marquant ainsi l’émergence d’une forte coopération énergétique intra-africaine et signalant le succès des réformes du Soudan du Sud visant à fournir aux investisseurs un environnement propice à faire des affaires dans le pays ». Selon le président de la chambre NJ Ayuk, « l’accord est brillant et les perspectives d’exploration pour le Soudan du Sud et le bloc B sont énormes, avec des ressources potentielles pouvant atteindre les milliards de barils de pétrole ».

Un potentiel énorme, mais peu exploré

Le potentiel pétrolier et gazier est énorme au Soudan du Sud, mais demeure sous exploré. On estime les réserves actuelles de pétrole à 3,5 milliards de barils. Le Soudan du Sud devrait produire près de 270 000 barils par jour d’ici la fin de l’année et cherche à investir dans toute sa chaîne de valeur. L’accord signé entre le Strategic Fuel Fund (SFF) et le Soudan du Sud porte sur l’exploration et l’exploitation du bloc pétrolier B2 qui est prometteur. L’accord, qui est stratégique pour l’Afrique du Sud, verra le bloc B2 exploré et exploité par le Strategic Fuel Fund (SFF), le ministère Pétrole et Nilepet – la compagnie pétrolière nationale de la République du Sud-Soudan.

Le Soudan du Sud cherche à attirer de nouveaux investisseurs

Il s’agit du deuxième accord signé au Soudan du Sud depuis 2012. En vertu de l’accord signé, une période d’exploration de six ans est prévue et le forage de puits. Le SFF investira également dans des initiatives de renforcement des capacités, de formation des citoyens du Sud-Soudan, dans des projets de développement social et communautaire et dans la garantie du contenu local et de l’autonomisation des femmes dans le cadre de cet effort d’investissement. En marge de la cérémonie de signature, Jeff Radebe, ministre sud-africain de l’Énergie a déclaré : « nous sommes optimistes face à cette opportunité stratégique et unique d’entrer dans le bloc B2 avec un grand potentiel pétrolier. Il offre à l’Afrique du Sud une chance de renforcer davantage sa sécurité énergétique tout en accédant à l’un des trois marchés les plus lucratifs du pétrole et du gaz onshore en Afrique ».

L’Afrique du Sud cherche à sécuriser son approvisionnement en pétrole

Pour sa part son homologue Sud-Soudanais, Ezekiel Lol Gatkuoth a affirmé que « le Soudan du Sud a un grand potentiel, mais notre pays reste largement sous-exploré et nous pensons que l’arrivée de nouveaux acteurs tels que le SFF entraînera très bientôt de nouvelles découvertes de classe mondiale, compte tenu du programme d’exploration agressif et de la grande viabilité pétrolière du bloc B3. Cela contribuera à la relance économique du Sud-Soudan et à l’amélioration des échanges commerciaux avec d’autres pays africains. » Rappelons que l’année dernière, le Département de l’Énergie de l’Afrique du Sud s’est engagé à investir un milliard de dollars dans l’industrie pétrolière du Sud-Soudan, dans le but de garantir des approvisionnements en énergie abordables pour l’Afrique du Sud. Les deux pays sont actuellement en pourparlers pour mettre en place une raffinerie de 60 000 barils par jour approvisionner le marché local et sécuriser les exportations vers l’Éthiopie et d’autres pays voisins.

Efficacité énergétique : TAQA introduit une technologie de pointe au Maroc, une première mondiale

C’est en marge du 12e Sommet mondial sur les énergies du futur (WFES), qui s’est tenu cette semaine à Abu Dhabi, que le géant émirati TAQA Global, présent au maroc à travers sa filiale Taqa Morocco (JLEC), a signé un partenariat industriel avec une start-up suisse LakeDiamond, qui détient une technologie unique en son genre exploitant les caractéristiques conductrices de la chaleur du diamant pour transférer de l’énergie de manière plus efficace et sans fil. Le premier déploiement de cette technologie sera effectué au Maroc.

Lire ici

GAZ : Sound Energy a la main heureuse à la veille du Sommet du pétrole et du gaz qui se tiendra au Maroc

/

Les différentes sociétés d’exploration présentes au Maroc auront l’occasion de faire le point lors du 2ème Sommet du pétrole et du gaz au Maroc, les 6 et 7 février 2019 à Marrakech. Organisé par IN-VR Oil & Gas et sous les auspices de l’Office national marocain des hydrocarbures et des mines (ONHYM), ce sommet permettra à cet office de rencontrer des investisseurs potentiels et existants, notamment SDX Energy, Chariot Oil & Gas, Geoex, Enagas et ENI. Au cours de ce sommet, l’ONHYM prévoit d’annoncer les futurs projets d’exploration et de production suite aux récentes découvertes d’hydrocarbures et former de nouveaux partenariats pour des projets à mi-parcours. Entre-temps, la société britannique Sound Energy a annoncé le 7 janvier la découverte de nouvelles traces de gaz dans le puits TE-10 dans le permis de Tendrara. C’est la troisième fois que la société trouve des traces de gaz dans ce puits.

Lire ici

1 2 3 5