Agriculture - Page 3

Maroc/Russie : Réunion intergouvernementale à Rabat sur l’Agriculture

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La réunion de la Commission mixte intergouvernementale russo-marocaine pour la coopération économique, scientifique et technique, se réunira à Rabat du 2 au 4 octobre. Pour préparer cette rencontre, le directeur du département de la coopération internationale du ministère russe des Affaires étrangères, Maxim Markovich a eu, dans le cadre d’une séance de travail tenue à Moscou le vendredi 28 septembre, des entretiens avec de hauts responsables marocains, avec à leur tête l’ambassadeur du Maroc en Russie, Abdelkader Lachheb.

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OCP appuie le Nigéria dans la production d’engrais à grande échelle

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Le commissaire à l’agriculture et aux ressources naturelles de l’Etat de Nasarawa au Nigeria, Jamil Zakari, a déclaré à la presse que l’Etat allait lancer une production commerciale d’engrais à grande échelle en 2019. Il s’agit de quatre usines modulaires de mélange d’engrais récemment importées de Chine qui seraient situées à travers les trois zones sénatoriales de la province, et qui produiront divers genres d’engrais appropriés aux différents types de sols à travers le Nasarawa.

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Exclusif – Bendidi rejoint Forafric, mais pour combien de temps ?

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Saad Bendidi qui a quitté le groupe Saham en Septembre 2017, vient de prendre ses nouvelles fonctions en qualité de “Numéro 2” du minotier Forafric qui commercialise, entre autres, les produits phares Maymouna et Tria. Désigné vice-président exécutif, il succède ainsi à Khalid Assari qui jette l’éponge, laissant derrière lui une entreprise dans une situation financière et commerciale compliquée.

Comme nous l’anticipions il y a une année déjà sur ces mêmes colonnes, l’ambition démesurée du patron du fonds d’investissement Ycap de faire de Forafric un champion africain, semble tomber à l’eau. Annoncée en grande pompe, l’hypothétique opération du contrôle de trois actifs du groupe Mimran, dont les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan, a subi un fâcheux revers. N’ayant vu que du feu à l’offre d’Atzal Holding ( Groupe Chaouni) qui a pris le contrôle de trois fleurons de l’agroalimentaire africaine à travers un montage via le géant américain de la farine Seaboard Corporation, contre un chèque de 317,6 millions d’euros, Yariv Elbaz a perdu dans une partie de poker perdue vouée d’avance à l’échec. Lire ici

Le Groupe OCP honore ses engagements en Afrique et livre 32 000 tonnes d’engrais à la Tanzanie

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C’est à l’occasion de la visite officielle qu’a effectué le Roi Mohammed VI en Tanzanie, en octobre 2016, qu’un mémorandum d’entente a été conclu prévoyant l’approvisionnement de la Tanzanie en engrais à base de phosphate (DAP/NPK) à des prix compétitifs. Après une première livraison en 2017 de 23 500 tonnes d’engrais, l’Office Chérifien des Phosphates a annoncé la livraison lundi 26 février 2018 d’une cargaison de 32 000 tonnes d’engrais de phosphate diammonique (DAP) en Tanzanie.

« Chez OCP Africa, nous nous concentrons sans relâche sur l’agriculteur africain en lui offrant le bon engrais, au bon moment à des prix compétitifs » – Karim Lotfi Senhadji, Directeur Général de OCP Africa

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une offre marocaine en matière de coopération pour le développement avec les pays africains, avec pour principal objectif l’accompagnement des agriculteurs tanzaniens en leur offrant notamment le bon engrais, au bon moment à des prix compétitifs à travers l’amélioration du réseau de distribution d’engrais en Tanzanie et le développement de nouveaux entrepôts de stockage dans les régions éloignées.

L’autre engagement du Groupe OCP a été le développement de la coopération entre le Maroc et la Tanzanie en matière de Recherche & Développement, afin de développer des formules spécifiques aux sols et aux cultures tanzaniens.

C’est dans ce sens qu’OCP Africa, depuis sa filiale en Tanzanie, a mis à disposition de ses partenaires tanzaniens, le ministère de l’Agriculture Tanzanien, la Tanzanian Fertilizer Company (TFC), la Tanzanian Fertilizer Regulation Authority et la Mlingano Agricultural Research Institute, tout son savoir-faire pour l’analyse des sols. Ce qui a permis de favoriser une montée en gamme de l’expertise locale, développer des engrais spécifiques aux cultures du maïs et du riz en Tanzanie et étudier la production d’engrais au niveau local.

Plus de 800 échantillons de sols ont été prélevés de 63 zones agro-écologiques et ont été analysés durant la première phase du projet en 2017. La deuxième phase entamée en 2018 devrait porter ce chiffre à 1400.

L’agriculture est le principal moteur économique de la Tanzanie. Le secteur primaire représente 28% du PIB et emploie 80% de la population active totale, dont la plupart sont de petits agriculteurs. 70% de la production à ce niveau demeure manuelle avec des rendements faibles en comparaison avec les tendances internationales. L’agriculture est confrontée à plusieurs défis liés au changement climatique, au manque d’infrastructures et au difficile accès aux nouvelles technologies.

Néanmoins, avec seulement 33% de terres arables cultivées sur un total d’environ 44 millions d’hectares, et avec une position stratégique clé en Afrique de l’Est, la Tanzanie détient un grand potentiel, à la fois en tant que centrale agricole et en tant que carrefour de transbordement régional. Les besoins en engrais du pays devraient continuer à croître durant les prochaines années. Ce qui représente une opportunité de croissance et de création de richesse aussi bien pour les agriculteurs tanzaniens que pour le Groupe OCP.

Le marché des engrais phosphatés atteindra 78 milliards de dollars d’ici 2025

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La taille du marché mondial des engrais phosphatés devrait atteindre quelque 78,06 milliards de dollars américains d’ici 2025, selon un nouveau rapport de Grand View Research, Inc, qui prévoit pour le secteur un taux de croissance annuel composé de 5,1%. L’augmentation de la population et la demande de nourriture diversifiée sont un facteur déterminant de la croissance du marché. En outre, la disponibilité limitée des terres labourées et l’augmentation de la consommation de viande dans le monde entier alimentent la demande d’engrais phosphatés au cours de la période de prévision.

Le phosphate est l’un des trois principaux nutriments nécessaires aux cultures pour atteindre leur plein potentiel. Il est essentiel pour la croissance normale des plantations, l’absorption de l’énergie solaire et la conversion en composés végétaux utiles. D’ailleurs, plusieurs engrais phosphatés sont utilisés pour répondre aux besoins en phosphore des différentes cultures. Il aide à créer de fortes racines et tiges, fournit une résistance aux maladies et augmente la productivité.

Le phosphate est aussi un apport important en engrais utilisé dans la production agricole. Ceux-ci incluent différents types d’engrais tels que le superphosphate, le phosphate de monoammonium et les produits de phosphate de diammonium. La fluctuation des prix de l’énergie est la principale cause de la volatilité des prix des engrais phosphatés. Les coûts de transport, les décisions politiques, les taux de change et d’autres facteurs incontrôlables sont d’autres facteurs clés affectant le commerce mondial des produits fertilisants.

Le marché des engrais phosphatés est consolidé par nature et comprend peu d’acteurs mondiaux et régionaux. Les principaux acteurs ont de solides réseaux de distribution et différentes marques sur le marché mondial. Plusieurs acteurs clés mènent des activités de recherche et de développement pour fabriquer des engrais phosphatés biologiques et économiques afin de répondre aux besoins du marché mondial.

La concurrence sur le marché mondial est très intense et relativement intégrée, avec la présence d’acteurs clés limités qui obtiennent une part importante des revenus mondiaux. Les principaux intervenants comprennent notamment les russes Eurochem Group AG et PJSC PhosAgro; les canadiens Agrium Inc. et Potash Corp. de Saskatchewan Inc; le norvégien Yara International ASA; les américains CF Industries Holdings Inc. et Mosaik Co.; l’indien Coromandel International Ltd.; le géant marocain OCP S.A. et Israel Chemicals Ltd.

Anas Sefrioui fait face à une fronde populaire au Sénégal, l’affaire sur le bureau de Macky Sall

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La cession de 10 000 hectares de terres agricoles sénégalaises au groupe marocain Afri-Partners de son patron Anas Sefrioui, suscite de nombreuses réactions d’indignation et de colère au sein des populations du Fouta, large zone de la rive gauche du fleuve Sénégal coincée entre Dagana et Bakel. Plus de 30 000 paysans de cette zone risquent de pâtir de cette vaste opération d’expropriation au profit du groupe de Anas Sefrioui. Un tel projet tuerait systématiquement des dizaines de villages, les exploitations agricoles et autres pâturages, seules sources de revenu pour ces milliers de pauvres agriculteurs.

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Les milliers de familles lésées ont décidé de s’en remettre au chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall. Pour eux, il s’agit d’un un acte légitime de recourir au président de la République du Sénégal pour l’informer du cri de cœur des populations de la région Fouta et aussi sensibiliser l’opinion publique sur un problème «qui risque d’empoisonner à long terme les rapports entre les autorités et la communauté» lésée.

Dans une lettre ouverte adressée au président Macky Sall, les populations menacées de transfert demandent l’arbitrage du chef de l’Etat afin de trouver une solution à la révolte des populations du Fouta concernant la cession de 10 000 hectares de terres agricoles à la société Afri-Partners pour la culture de riz haut de gamme sur les périmètres des communes de Dodel et de Démet, sans la prise en compte des intérêts des populations locales.

Les autorités sénégalaises tentent de privilégier une approche inclusive pour endiguer la crise qui risque d’aller crescendo et éviter une réédition du drame de Fanay qui a donné lieu à des événements tragiques le 26 novembre 2011 qui ont occasionné des pertes en vies humaines, des dommages corporels à vie, et un déséquilibre écologique et social majeur, suite à la destruction de milliers d’hectares de forêts et de faunes classées et un déplacement de la population.

La situation des populations de cette partie du Sénégal est jugée «très précaire.» Les victimes d’expropriations abusives réclament de les intégrer en tant que bénéficiaires de tout projet dans la zone.

La situation des populations de cette partie du Sénégal est jugée «très précaire.» Les victimes d’expropriations abusives réclament de les intégrer en tant que bénéficiaires de tout projet dans la zone.

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Gazoduc Atlantic offshore : phosphate contre gaz naturel

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Mohammed VI joint l’acte à la parole et donne un coup de fouet au projet pharaonique du Gazoduc Atlantique offshore, qui devrait relier le Nigeria, troisième producteur de gaz naturel en Afrique, au Maroc, puis à l’Europe. Le souverain, qui a présidé, lundi au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de signature d’accords relatifs au projet de la phase la plus importante de ce projet le pipeline Nigéria-Maroc, traduit concrètement l’expression des deux pays en faveur d’un co-développement durable, agissant et solidaire du continent africain, basé sur une coopération sud-sud tangible.


Signé le 3 décembre 2016 à Abuja lors de la visite officielle du roi au Nigeria, le projet de gazoduc maroco-nigérian vise à renforcer la vision commune des deux pays au sujet du développement du continent africain, et ce en droite ligne avec les projets logistiques structurants de grande envergure qu’a lancé le Maroc en Afrique tels la réhabilitation de la baie de Cocody en Côte d’Ivoire, le réaménagement du canal des Pangalanes à Madagascar ou la construction par l’OCP de la méga-usine d’engrais en Ethiopie pensée et pilotée par Mostafa Terrab en personne.

Le pipeline Nigeria-Maroc, qui aura un impact direct sur près de 300 millions d’habitants, est le maillon central du Gazoduc Atlantique offshore qui permettra à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest d’avoir accès à un carburant viable, stable et rentable pour subvenir aux besoins de production d’électricité et de développement industriel, sachant que le gaz naturel est considéré comme étant l’une des sources de production d’électricité les plus propres et les moins coûteuses.

Le projet constituera également une opportunité pour tous les pays par lesquels le gazoduc passera et permettra aux pays de la CEDEAO de s’approvisionner sans dépendre de la destination finale et de promouvoir les investissements privés dans un marché plus large, de générer des économies d’échelle et de réduire les risques commerciaux et politiques. En plus d’être un levier de poids pour accélérer l’intégration du Maroc à cet espace stratégique considéré comme la profondeur géostratégique et historique du royaume.

A terme, le Gazoduc Atlantique offshore pourrait aussi bénéficier à l’Europe et permettre au “vieux continent” de diversifier ses sources d’énergie, notamment l’approvisionnement en gaz naturel qui provient du Moyen-orient, d’Algérie et principalement de Russie. Annoncé en grande pompe en 2002, le gazoduc transsaharien qui devait relier Lagos à la Méditerranée à travers le désert algérien n’a jamais vu le jour : 1) L’Algérie étouffe dans une crise économique et financière sans précédent ; 2) Le Nigeria et l’Algérie sont en concurrence directe dans les domaines de l’extraction et l’exportation de gaz.

Concernant la Russie, avec qui le Maroc est lié par un partenariat stratégique, il n’est pas question de rivaliser avec son monopole sur le marché européen, mais Rabat peut être un acteur complémentaire à l’horizon 2040 à cause des besoins grandissants des pays européens en différentes ressources.

Phosphate contre gaz naturel: partenariat win-win

D’où le souci du Maroc de joindre à cet accord un protocole d’entente entre le groupe OCP et l’Association nigériane des producteurs et fournisseurs d’engrais en vue de renforcer les capacités de production et de distribution d’engrais au Nigeria et contribuera à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural.

Ce partenariat stratégique pour le développement de l’industrie des engrais au Nigeria conjugué au pipeline Nigeria-Maroc permettra non seulement d’instaurer une réelle architecture de la coopération sud-sud et les avantages qu’elle représente pour les pays africains et leurs populations, mais aussi tirer pleinement profit de la complémentarité entre leurs ressources naturelles, le gaz nigérian et les phosphates marocains.

 

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