Agriculture - Page 2

Master Rebuild Center : OCP installe une nouvelle usine de reconstruction de moteurs haute puissance

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Cummins Inc., leader mondial de l’énergie et de ses solutions, vient de sceller un partenariat stratégique avec le Groupe OCP afin de créer un Master Rebuild Center (MRC) des moteurs de haute puissance Cummins dans la ville marocaine de Khouribga. C’est le premier investissement dans cette nouvelle zone industrielle attractive qui cherche à dynamiser le tissu économique régional et à créer des emplois. La nouvelle usine sera implantée au cœur de l’écosystème de l’OCP, au sein du Fertiparc relevant du Complexe Oued Zem. Et elle est de taille. S’étendant sur une superficie de 14 000 m2, le MRC sera également chargé de la maintenance des moteurs Cummings et sera opérationnel d’ici 2021. Il aura la capacité de reconstruire 100 moteurs par an.

Basée à Columbus dans l’Indiana, aux Etats-Unis, Cummins Inc. a été fondée en 1919. Elle emploie 58 600 personnes et sert des clients dans environ 190 pays. En 2017, Cummins a généré un profit d’un milliard de dollars. Son choix du Maroc a été fait après une étude de faisabilité réalisée dans plusieurs pays d’Afrique.

Redonner vie à des moteurs mourants

Le montant investi par Cummins en équipement dans le nouveau MRC est estimé à environ 40 millions de DH. En termes d’emploi, la nouvelle unité devrait créer 75 postes principalement des profils pointus qui bénéficieront d’un transfert de compétences. C’est le 16ème MRC de Cummins au niveau mondial, le second au niveau de l’Afrique et le premier à l’échelle régionale de l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

Equipé en outils à la pointe de la technologie, le MRC recevra les moteurs Cummins de haute puissance en fin de vie des 20 pays de la région d’Afrique du Nord et de l’Ouest pour les démonter, les inspecter, les remplacer le cas échéant par des pièces neuves et les tester, une fois montés, pour vérifier qu’ils atteignent les performances d’un moteur neuf. Ils seront, par la suite, envoyés vers les clients de ces pays. Selon Iliass El Fali, Vice-Président Exécutif Opérations Industrielles du Groupe OCP, «ce partenariat stratégique met en œuvre notre modèle «triple-win» qui allie des performances améliorées pour OCP, des opérations best-in-class pour notre partenaire, et un impact structurant pour notre écosystème ».

En scellant ce partenariat, le Groupe OCP et Cummins Inc. montrent leur engagement en faveur du développement socioéconomique de l’Afrique. Ils favorisent également un transfert de connaissance et de savoir-faire dans cette région du continent.

Phosboucraâ : Certification de 19 jeunes accompagnateurs de TPE et de coopératives dans la région de Guelmim Oued Noun

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Basée sur l’approche allemande CEFE qui privilégie l’apprentissage par l’action, 19 jeunes issus en majorité de la région de Guelmim Oued Noun, et en partie des villes de Laayoune et de Dakhla, ont bénéficié de la Formation « Accompagnateurs CEFE de Porteurs d’Initiatives Economiques ». Celle-ci est destinée à accompagner les porteurs locaux d’initiatives économiques et les coopératives en vue de favoriser leur intégration au marché.

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Rabat et Buenos Aires boostent leur coopération agricole : Davantage de blé et de viande argentins au Maroc

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L’Argentine cherche à écouler sa surproduction agricole en dehors du Mercosur, notamment au Maroc et en Tunisie. La visite la semaine dernière de Jesús María Silveyra, secrétaire adjoint des marchés agro-industriels auprès du ministère de l’Agriculture argentin a reflété la volonté des Argentins de renforcer leurs exportations vers le Maroc. Ce dernier préoccupé par le déséquilibre des échanges en faveur de l’Argentine cherche à remédier à la situation. Le Maroc est déjà un client qui achète à l’Argentine du maïs, du blé et de la viande pour les Forces armées royales. L’Argentine n’est pas la seule à vouloir doper ses exportations. D’autres pays d’Amérique latine sont animés par le même désir. Au moment, où les retombées de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis sont très faibles, le Maroc gagnerait peut-être à conclure des accords similaires avec des pays d’Amérique latine qui ont une bonne santé économique et où le Maroc peut écouler une partie de sa production.

Lors de sa rencontre avec le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Jesús María Silveyra, Secrétaire adjoint des marchés agro-industriels auprès du ministère de l’Agriculture d’Argentine, en visite au Maroc, s’est déclaré très satisfait de l’approche proposée par la partie marocaine. Une approche basée sur un rééquilibrage à moyen terme de la balance commerciale qui penche en faveur de l’Argentine. Ce dernier a suggéré la révision de l’accord de 2016 liant les deux pays pour y incorporer des amendements portant sur l’échange d’informations dans le domaine agricole et agro-industriel en général et sur les nouveaux produits que les deux pays veulent introduire dans leurs échanges. Le Maroc essaie de placer une partie de la production d’oranges et de clémentines dans le pays du Tango. A cet égard, Jesús María Silveyra, Secrétaire adjoint des marchés agro-industriels auprès du ministère de l’Agriculture d’Argentine, en visite au Maroc, a assuré que dès son retour en Argentine, son pays allait travailler rapidement sur ces questions et aviser la partie marocaine sur les nouvelles pistes à suivre.

Un marché saturé

Cinquième fournisseur du Maroc en produits alimentaires, l’Argentine a exporté en 2017, plus de 2 millions de tonnes de produits agro-industriels pour une valeur de 497,92 millions de DH. Le Maroc, lui, n’a exporté que 79,3 millions de DH. Les produits importés par le Maroc sont principalement le maïs, l’huile de soja, la farine de soja, le blé et le bœuf congelé. Lors de sa visite la semaine dernière au Maroc, quelques jours après la Tunisie, Jesús María Silveyra est venu chercher de nouvelles opportunités d’affaires au Maroc. Le responsable argentin a été reçu par les officiels marocains, par la CGEM et par la Fédération nationale des céréales et des légumineuses (FNCL). L’objectif était de trouver de nouveaux débouchés pour les produits agricoles et agro-industriels et industriels argentins au Maroc. Vu la saturation du marché local, l’Argentine chercher à écouler ses surplus de production, de blé notamment.

Optimisme partagé

De passage au siège de la CGEM à Casablanca, le responsable argentin a présenté les atouts de son pays dans l’export de céréales, de leurs produits dérivés et des produits agro-industriels. L’Argentine est le troisième fournisseur du Maroc en blé et dérivés, derrière les Etats-Unis et la France avec 1,32 million de tonnes importées en 2017. Buenos Aires souhaiterait que Rabat importe davantage raison des excédents qui lui restent sur les bras chaque année. En surproduction depuis six ans, l’Argentine s’est retrouvée avec un stock invendu au terme de l’année 2017-2018, de 1,42 million de tonnes. Si le pays « est loin des stocks record des campagnes de 2014/2015 et 2013/2014 où les invendus se sont situés, respectivement, à 6,54 millions de tonnes et 4,05 millions de tonnes, mais le fait est que nous enregistrons des stocks aussi dans d’autres domaines», reconnaît Jesús María Silveyra.

De nouveaux produits

Loin de chercher à écouler sur le marché marocain seulement le blé et ses dérivés, l’Argentine cherche aussi à écouler des équipements agricoles, de la génétique animale et végétale, de la biotechnologie et des systèmes de gestion de l’eau pour l’irrigation. Exportateur de nombreux produits, l’Argentine n’a pas caché son désir de voir le Maroc baisser ses taxes douanières pour ne pas pénaliser ses produits.
Au cours de sa rencontre avec les membres de la FNCL, et en compagnie de Maria Fernanda Canas, ambassadeur de l’Argentine au Maroc, Jesús María Silveyra a passé en revue les potentialités commerciales existantes. Au terme de la rencontre, Jamal M’Hamdi, Président de la FNCL, a affirmé que la fédération est honorée « par l’optimisme affiché par nos invités qui plaident pour une consolidation de nos relations commerciales dans le cadre d’un partenariat win-win».

Doper la filière animale

Le Maroc et l’Argentine ont aussi signé un accord pour ouvrir le marché marocain à la génétique bovine argentine. Cet accord concerne l’importation «d’embryons de bovins congelés, de sperme de bovins et de bubalins congelés ainsi que de reproducteurs bovins en provenance d’Argentine». Rabat cherche ainsi à améliorer l’amont de la filière de l’élevage. Dans cet esprit, les responsables argentins ont estimé que le marché local peut être demandeur de matières premières et d’additifs destinés à l’alimentation du bétail dont le gluten de maïs, les additifs vitaminés ou le tournesol. Les autorités marocaines ont déjà donné leur aval pour l’importation de certains produits. Enfin, la visite du responsable argentin a permis aux deux parties de convenir d’étudier la possibilité d’échange d’information sur les marchés agricoles en vertu du mémorandum d’entente conclu entre les départements de tutelle respectifs.

#MaMoForum – Comment le Maroc est devenu l’oasis agricole de l’Afrique

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En marge de la 3ème édition du Panel Malabo Montpellier tenue dans les nouveaux locaux du Policy Center For the New South, ex-OCP Policy Center, Karim El Aynaoui, directeur général du centre de réflexion et membre du Panel Malabo, a défendu dans un article publié sur CNBC Africa, la stratégie marocaine en matière de contrôle et de gestion de l’eau qui fait du Maroc une oasis d’agriculture africaine.

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Al Moutmir : Et de douze pour OCP dans son dispositif d’accompagnement intelligent des agriculteurs

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C’est avec la province de Taounate que le Groupe OCP, à travers le dispositif de proximité « Al Moutmir Li Khadamat Al Qorb », clôt la tournée dédiée aux céréales et aux légumineuses. Plus de 500 agriculteurs de cette province ont été accompagnés dans le cadre de cette douzième et dernière étape. Les professionnels de la région ont pu bénéficier de plateformes de démonstration animées par des ingénieurs, d’un laboratoire itinérant d’analyse des sols, de formations et de conseils adaptés à leurs besoins. Le développement d’une agriculture intelligente, rationnalisée et durable est un défi que l’OCP est en train de relever avec ce genre d’initiatives.

Le dispositif Al Moutmir Li Khadamat Al Qorb a cloturé sa première phase dédiée aux cultures céréalières. Les équipes en charge du dispositif se sont déplacées dans différentes localités de Sidi Kacem où, durant trois jours, des rencontres ont été organisées avec plus de 400 agriculteurs.

De passage à Taounate entre le 11 et le 13 décembre, le dispositif de proximité a permis de manifester aux agriculteurs de la région l’engagement de l’OCP à leurs côtés pour gagner en rendement, en qualité et en performances. L’étape de Taounate intervient après une dizaine d’escales réussies dans plusieurs régions du royaume. Cette 12ème étape a clôturé la phase du dispositif consacrée aux cultures de céréales et légumineuses en accompagnant les agriculteurs de Taounate et de Taza. Ceci dit, l’action de l’OCP auprès des agriculteurs est loin d’être achevée. « Le travail de proximité continuera pour sa part dans ces différentes provinces. Il est porté par l’équipe des ingénieurs agronomes du Groupe OCP mobilisés au quotidien auprès des agriculteurs ».

Lancé en septembre dernier, Al Moutmir Li Khadamat Al Qorb est scindé en 28 étapes dans différentes provinces du royaume. Outre les cultures céréales-légumineuses, il cible celles de l’olivier et le maraîchage. A ce jour, le dispositif a permis d’accompagner des milliers d’agriculteurs dans les régions de Safi, Essaouira, Khouribga, Beni Mellal, Sidi Bennour, Settat, Khemisset, Sidi Kacem, Fès et Meknès. Rappelons qu’Al Moutmir Li Khadamat A Qorb est une composante du programme « Al Moutmir » qui porte l’engagement du Groupe OCP en faveur du développement de la filière agricole au Maroc. Ce dernier est renforcé par l’initiative Act4Farmers qui permet de démultiplier l’effort consenti dans le cadre du programme « Al Moutmir » à travers les collaborateurs OCP mobilisés dans le cadre d’Act4Community.

Un engagement qui s’inscrit dans la durée

Centré sur l’agriculteur comme réel agent du changement, le dispositif « Al Moutmir Li Khadamat Al Qorb » s’appuie sur la démarche scientifique comme levier clé pour une agriculture prospère et durable. Basé sur une approche partenariale, ce dispositif met à contribution les différents acteurs de la filière et valorise chaque acteur. Il entend faire de l’agriculteur un levier clé pour une agriculture durable et rentable. Les agriculteurs bénéficient de l’expertise d’équipes d’ingénieurs agronomes qui adoptent une démarche scientifique dans le cadre d’équipes réparties sur les différentes provinces. Les membres de chaque équipe proposent un accompagnement personnalisé aux agriculteurs des régions qui englobe tous les aspects. Ces ingénieurs proposent un accompagnement articulé autour de l’offre produits qui est disponible au Maroc à travers les partenaires fabricants-distributeurs du Groupe OCP.

Présence permanente d’ingénieurs

Pour l’actuelle campagne, le dispositif de proximité prévoit des actions ciblées. Al Moutmir Li Khadamat Al Qorb s’appuie sur la démarche scientifique comme levier clé pour une agriculture prospère et durable. Et ce en mettant à disposition un laboratoire dédié à l’analyse des sols ainsi qu’un programme expérimental, servant de support à la formation et à l’information sur les meilleures pratiques agricoles, appelé Agri-Plateformes avec pas moins de 2000 plateformes de démonstration durant cette campagne. La technologie digitale reste au cœur du dispositif car elle permet de faciliter le transfert du savoir scientifique vers l’agriculteur et contribue à rendre l’agriculture marocaine plus prospère et durable.

OCP, vecteur incontournable pour une classe moyenne agricole prospère

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Mobiliser 1 million d’hectares pour les agriculteurs, rationaliser et optimiser l’exploitation agricole auprès des petits agriculteurs, réussir le regroupement en coopératives, former femmes et jeunes agriculteurs, sont autant d’objectifs fixés par le roi Mohammed VI pour l’émergence d’une classe moyenne agricole. Le groupe OCP s’impose naturellement comme un acteur central dans la mise en oeuvre de cette volonté royale qui tombe à pic pour éliminer progressivement les inégalités entre les différentes régions du Maroc, limiter l’exode rural et lutter contre l’enclavement des régions les plus reculées.

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Maroc-Russie : Un accord sur le nucléaire civil sur le point d’être signé et Gazprom entre en jeu

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La visite de travail de Dimitri Patrouchev, ministre de l’Agriculture de la Fédération de Russie au Maroc a été une occasion de renforcer les relations bilatérales et de montrer l’intérêt des deux parties à développer leurs intérêts. Les deux pays, qui cherchent à développer les échanges agricoles au regard du grand potentiel de coopération dans ce secteur, se préparent aussi à signer un accord dans le nucléaire civil et dans le domaine des transports. Pour l’anecdote, le site Sputnik, proche des centres de décision russes, a estimé que le « Maroc a froissé ses partenaires serbes et indirectement russes» quand le chef du gouvernement marocain Saâd Eddine El Othmani a rencontré le Chef de la diplomatie du Kosovo en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Mais il semble que Moscou a oublié cette «maladresse».

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