La plus grosse IPO de l’histoire est lancée simultanément à Hong Kong et Shanghai et concerne une société chinoise

Le spécialiste chinois du paiement en ligne Ant Group a présenté lundi les modalités de son projet d’entrée en Bourse simultanée à Hong Kong et Shanghai, qui pourrait lui permettre de lever un peu plus de 29 milliards d’euros, ce qui en ferait l’introduction la plus importante jamais bouclée dans le monde par son montant.

Avec Reuters

L’opération valoriserait Ant Group environ 265 milliards d’euros, sans même prendre en compte l’option de surallocation de 15% prévue par les banques chargées de la mener à bien. Une valorisation qui dépasserait ainsi celle d’Industrial and Commercial Bank of China, la première banque du monde par les actifs.

Le projet n’est toutefois pas à l’abri des imprévus puisqu’Ant est menacé d’un contrôle accru des autorités sur ses activités de crédit à la consommation ainsi que par une possible inscription sur la liste noire du département d’Etat américain.

Désaccord franco-malien sur des discussions avec les rebelles islamistes

Reuters

Le Premier ministre par intérim du Mali s’est dit lundi ouvert à des discussions avec des rebelles islamistes, dont l’insurrection a rendu de vastes zones du pays ingouvernables, tandis que la France, son ancienne puissance coloniale, a fermement rejeté cette idée.

Le président déchu du Mali, renversé le 18 août par un coup d’Etat militaire, Ibrahim Boubacar Keïta, avait déclaré plus tôt cette année que son gouvernement était prêt à négocier avec les rebelles liés à Al-Qaïda. Cette stratégie a été confirmée pendant les pourparlers nationaux qui ont suivi le coup d’État.

Les responsables maliens ont fourni peu de détails sur les compromis qui pourraient être faits, mais certains partisans des négociations ont déclaré qu’ils pourraient inclure une plus grande reconnaissance de l’Islam dans la vie publique.

«Les conclusions des pourparlers nationaux (…) ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue à ces groupes armés», a déclaré le Premier ministre par intérim Moctar Ouane lors d’une conférence de presse avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, en visite pour deux jours à Bamako.

«Nous devons y voir une opportunité d’engager des discussions de grande envergure avec les communautés afin de redéfinir les contours d’une nouvelle gouvernance dans les zones concernées», a-t-il ajouté.

Jean-Yves Le Drian a toutefois indiqué son opposition aux négociations, en rappelant que les groupes islamistes n’avaient pas signé l’accord de paix de 2015, considéré comme une base pour le rétablissement de la paix dans le nord du Mali.

«Disons les choses très clairement : il y a des accords de paix (…) et puis il y a des groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix, a-t-il déclaré. Les choses sont simples».

La France déploie plus de 5.000 soldats au Mali et dans les pays voisins de la région du Sahel pour lutter contre les djihadistes, contre lesquels elle est intervenue pour la première fois en 2013.

Vinci décroche au Kenya son premier partenariat public-privé en Afrique

Le groupe Vinci a annoncé jeudi avoir signé un accord avec le Kenya pour la construction d’une autoroute, précisant qu’il s’agit du premier partenariat public-privé (PPP) conclu par Vinci Concessions en Afrique.

Reuters

Le projet chiffré à environ 1,3 milliard d’euros sur 30 ans consiste à transformer une route existante en une autoroute à 2×2 voies sur 175 kilomètres entre Nairobi et les villes de Nakuru et Mau Summit, à travers la vallée du Rift, avec exploitation et maintenance de la nouvelle autoroute pendant 30 ans.

L’accord a été signé mercredi à Paris en présence d’Emmanuel Macron et de son homologue kényan Uhuru Kenyatta.

Les travaux de construction sont prévus pour durer 42 mois. Le closing financier du projet devrait intervenir d’ici fin 2021, précise Vinci dans un communiqué.

David T. Fischer, ambassadeur américain au Maroc reçu par Abdellatif Hammouchi au siège de la DGST

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Décidemment, les responsables américains semblent apprécier de plus en plus l’accueil de l’homme fort de la «Homeland Security» marocaine, Abdellatif Hammouchi. Dix mois après la visite, première du genre, de l’ancien patron de la CIA et actuel ministre des affaires étrangères Mike Pompeo, c’est au tour de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc David T.Fischer de se rendre au siège de la Direction générale de la Surveillance du territoire, pour rencontrer l’homme qui est sur tous les fronts surtout depuis l’éclatement de la crise sanitaire.

Septembre a été un mois marathon pour Abdellatif Hammouchi. Les couacs à répétition de l’exécutif dans la gestion du déconfinement, l’Aïd al-Adha et la rentrée scolaire, ont poussé Hammouchi de reprendre la main sur le dossier sanitaire dans le but d’endiguer la deuxième vague qui semble s’abattre sur le monde entier.

Par ailleurs, les évolutions inquiétantes des conflits régionaux, les transformations majeures dans la géopolitique du Moyen-Orient et de la méditerranée, le retour sur la scène internationale des talibans et l’instabilité politique au Sahel font ressurgir de nouvelles menaces terroristes. Lesquelles menaces que Hammouchi a tenu a y répondre en procédant à un coup de filet et une campagne médiatique bien orchestrée contre des cellules terroristes dormantes dans les quatre coins du pays.

Il faut être dupe pour penser qu’une telle opération soit une simple opération de «personal branding» du responsable sécuritaire. Il s’agit surtout d’un rappel aux citoyens marocains, aux partenaires et au monde entier de la solidité de ses institutions en dépit de la faiblesse de l’exécutif face à l’urgence sanitaire et économique.

Après Pompeo, Hammouchi reçoit Fischer à la DGST à Temara

«Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi a reçu jeudi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique accrédité auprès du Royaume du Maroc, David T.Fischer, et ce dans le cadre des relations de coopération bilatérale dans les différents domaines sécuritaires» annonce la DGST dans un communiqué repris par l’agence de presse officielle, MAP.

Cette réunion bilatérale, nous apprend la même source, qui s’est déroulée au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à Rabat, a vu la participation des cadres des services centraux de la DGST et des représentants de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat.

La DGST a indiqué dans son communiqué que les deux parties ont évoqué les différents sujets sécuritaires d’intérêt commun notamment les mécanismes de coopération et de coordination en matière de lutte contre les risques du danger terroriste, l’extrémisme violent, le crime organisé et leurs liens croissants dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel.

Elles ont aussi abordé les moyens à même de mettre en valeur cette coopération devenue un modèle à suivre dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, souligne la même source.

Les deux parties ont également passé en revue les mécanismes de développement et de renforcement de la coopération entre les services de la DGSN et la DGST et les agences américaines de sécurité dans le domaine de lutte contre les risques et dangers liés à la criminalité transnationale organisée, outre l’échange d’expertises et d’expériences.

Au terme de cette rencontre, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire et l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat se sont félicité du bilan de la coopération stratégique bilatérale dans le domaine sécuritaire, exprimant la disposition des deux pays à développer les niveaux de cette coopération en contribution à la paix et à la stabilité mondiales, conclut le communiqué.

CGEM : Abdou Diop prend la présidence de la «Commission Afrique»

Le plus marocain des africains, Abdou Diop, patron du cabinet conseil Mazar Maroc, revient à la CGEM par la grande porte. Il vient d’être nommé par le conseil d’administration de la confédération, président de la toute nouvelle «Commission Afrique»

Réuni ce jeudi, le Conseil d’administration de la CGEM a annoncé la création d’une nouvelle commission «Afrique» et la nomination à sa tête de Abdou Diop, associé-gérant du cabinet de conseil Mazars et ancien président de la commission Afrique et Sud-Sud de la confédération patronale, durant le mandat de Miriem Bensalah. Diop sera secondé par Ali Zerouali nommé Vice-Président de la dite commission.

Une excellente nouvelle

La nomination de Salaheddine Mezouar à la tête de la CGEM n’a pas été très bonne pour la dynamique des affaires entre le Maroc et son continent. C’est tout le contraire qui s’est passé. Depuis 15 ans, jamais le sujet Afrique n’a été aussi délaissé que depuis le mandat Mezouar. Les séquelles de cette contre performance ont entaché son successeur Chakib Alj. Ce dernier a d’ailleurs pris la bonne décision de couper le mal à la racine en évinçant Laaziz El Kadiri, l’homme qui a provoqué avec Mezouar un incident diplomatique avec nos partenaires africains en émettant, au nom du patronat, des doutes sur les accords signés par le Royaume au sujet de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca).

Jusqu’à la veille de la tenu du Conseil d’Administration de la CGEM, El Kadiri lobbyait pour prendre la présidence de la nouvelle commission Afrique et ce malgré un tracking record des plus décevants.

Abdou Diop, le marocain

« Au Sénégal, on m’appelle le Marocain », aime bien répéter Abdou Diop, à ses compatriotes. Fils d’ambassadeur, il s’installera au Maroc dès l’âge de 16 ans. Et c’est au Maroc où il se dit se sentir le plus à l’aise.

Au sein du cabinet conseil Mazar Maroc dont il prend la tête en 2017, Abdou Diop sillonne l’Afrique pour conseiller, écouter, trouver des solutions et rapprocher les idées des dirigeants économiques du continent. Et contrairement à Laaziz El Kadiri, Abdou Diop est un fervent défenseur de l’accélération de la mise en place des structures institutionnelles permettant une plus grande intégration économique du Royaume à l’Afrique.

Wall Street termine en forte baisse, nouvelles craintes sur l’économie

La Bourse de New York a fini en baisse de 1,92% mercredi, pénalisée par un regain d’inquiétudes sur l’état de l’économie américaine et par l’absence d’avancées au Congrès sur le renforcement du soutien à l’activité.

Reuters

L’indice Dow Jones a cédé 525,05 points à 26.763,13.

Le S&P-500, plus large, a perdu 78,65 points, soit -2,37%, à 3.236,92.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 330,65 points (-3,02%) à 10.632,99. points.

La croissance de l’activité du secteur privé aux Etats-Unis a ralenti en septembre, ce qui suggère que la première économie du monde perd de l’élan en cette fin de troisième trimestre avec la persistance du risque sanitaire.

Parallèlement, les poids lourds des hautes technologies et des services en ligne comme Apple (-4,19%), Salesforce (-4,76%), Amazon (-4,13%), Alphabet (-3,48%) ou Netflix (-4,19%) ont une nouvelle fois accusé des baisses spectaculaires, confirmant la correction observée ces dernières semaines.

Tesla a chuté pour sa part de -10,34%, les présentations très attendues du groupe sur sa stratégie dans les batteries ayant déçu beaucoup d’observateurs.

Contre la tendance, Nike a bondi de 8,76%, au lendemain de la présentation de résultats supérieurs aux attentes et de prévisions solides.

Suez s’engage à choyer ses actionnaires pour contrer Veolia

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Suez s’est engagé mardi à doubler la valeur de son titre pour ses actionnaires d’ici à 2022, à travers notamment un dividende exceptionnel ou des rachats d’actions, lors d’une série d’annonces en forme de plaidoyer en faveur de l’indépendance du groupe face au projet de rachat porté par Veolia.

Reuters

Le spécialiste de l’eau et des déchets a précisé dans un communiqué que ses nouvelles ambitions reposaient sur une accélération de son plan stratégique, avec un total de 4 milliards d’euros de cessions d’actifs visé dès début 2021 – au lieu de 3 à 4 milliards à fin 2023 précédemment – et 1,2 milliard d’économies annuelles à l’horizon 2023, contre un milliard annoncés à l’automne 2019.

Suez indique aussi que le retour à ses actionnaires pourrait atteindre au moins deux milliards d’euros d’ici à fin 2022, dont un milliard environ au titre du dividende ordinaire – à 0,65 euro par action en 2021 et 0,70 euro en 2022 – auquel s’ajoutera au moins un milliard de dividende exceptionnel ou de rachats d’actions «dès que possible et au plus tard au premier semestre 2021».

En complément, un milliard d’euros «pourrait venir renforcer les investissements dans la croissance organique et inorganique, en fonction des opportunités et en accord avec notre stricte discipline financière, ou faire l’objet d’une distribution extraordinaire».

Suez vise en outre un chiffre d’affaires supérieur à 16 milliards d’euros en 2021 et à 17 milliards en 2022 (contre 18 milliards en 2019), un résultat d’exploitation (Ebit) d’environ 1,35 à 1,50 milliard en 2021 et 1,7 milliard en 2022 (contre 1,4 milliard en 2019) et un résultat net récurrent par action compris entre 0,75 et 0,80 euro en 2021 et de 0,90 à 1,0 euro en 2022.

Le groupe, qui a aussi confirmé ses prévisions 2020 annoncées fin juillet, prévoit des investissements de croissance d’au moins 4,5 milliards d’euros de juin 2020 à décembre 2022, avec un renforcement dans ses métiers prioritaires et à forte croissance via «des opérations de croissance externe sélectives», pour près de 1,5 milliard.

Suez veut s’adresser à tous ses actionnaires

Il estime afficher désormais un «profil de croissance renforcé» à l’horizon 2022, avec notamment une rentabilité en hausse (progression de la marge d’Ebitda de 100 à 300 points de base), une nette amélioration de son retour sur capitaux employés (entre 6,5% et 7% en 2022 contre 4,9% en 2019) et une génération de flux de trésorerie récurrente supérieure à 500 millions d’euros par an.

Suez s’engage en outre à «amplifier» son actionnariat salarié sur les deux prochaines années.

Réitérant qu’il considérait l’approche de Veolia comme «hostile», le directeur général de Suez Bertrand Camus a estimé lors d’une conférence téléphonique que le groupe devait s’adresser à «tous ses actionnaires» afin qu’ils disposent d’un “même niveau d’information” et bénéficient d’un «traitement équitable».

L’addition de la croissance de l’Ebitda de Suez, des dividendes ordinaires et des dividendes exceptionnels ou des rachats d’actions envisagés représente «entre 12 et 13 euros par action de valeur supplémentaire pour les actionnaires d’ici 2022», a de son côté précisé le directeur financier Julian Waldron, le directeur financier.

Lundi soir, l’action Suez a clôturé sur un cours de 14,835 euros. Il était stable mardi dans les premiers échanges.

Veolia a proposé fin août de racheter l’essentiel de la participation d’Engie dans Suez (29,9% sur un total de 32%) pour 15,50 euros par action, soit un montant de 2,9 milliards d’euros, avant de lancer une offre sur le reste du capital de son concurrent afin de créer un champion français du traitement de l’eau et des déchets.

Le conseil d’administration d’Engie a mandaté jeudi son président Jean-Pierre Clamadieu pour obtenir de Veolia une offre de rachat améliorée tandis que Suez, qui s’oppose depuis le départ au projet de son rival, n’a de son côté pas été en mesure de proposer une alternative pour le moment.

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