Quand la Fondation Anna Lindh abrite les ennemis du Maroc

La Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures, dite Anna Lindh, compte parmi ses membres le Western Sahara Resource Watch, qui se veut être un réseau international d’organismes et de «militants» dont l’objectif est de dissuader les compagnies étrangères de travailler au Sahara marocain qu’ils appellent «occupé». Cette Fondation, créée par l’Union européenne et des pays du pourtour méditerranéen, compte parmi ses fondateurs, André Azoulay, qui a longtemps présidé aux destinées de cet espace de «dialogue».

Durant l’établissement de la Fondation, chaque gouvernement a nommé une institution au sein de son pays respectif dont la tâche était de mettre en place un réseau d’organisations de la société civile dont les actions sont dédiées à la promotion du dialogue. Ce réseau forme aujourd’hui la base du travail de la Fondation Anna Lindh, qui assume deux rôles principaux : soutenir les activités du réseau d’organisations de la société civile et servir d’observatoire pour la coexistence dans la région.

Qui a autorisé Western Sahara Resource Watch, connu généralement par WSRW, à faire partie de ce réseau ? Quel gouvernement l’a proposé ? Comment et pourquoi André Azoulay a-t-il accepté cet état de fait qui porte gravement préjudice aux intérêts supérieurs du Maroc ? Car, concrètement, WSRW cherche à «affirmer la souveraineté du peuple sahraoui sur les ressources naturelles du Sahara comme corollaire de son droit à l’autodétermination et à casser le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les fondements de l’occupation marocaine du territoire.» Parmi ses objectifs également, «encourager et soutenir des actions judiciaires contre des compagnies, des gouvernements ou des organismes » qui exploitent les ressources du Sahara marocain.

Sara Eyckmans, Présidente de la fondation « Western Sahara Ressource Watch » soutenue par la Fondation Anna Lindh

Il est vrai que la Fondation Anna Lindh, qui reconnait le rôle primordial du dialogue interculturel afin de promouvoir une coexistence paisible dans la région, soutient les organisations et individus travaillant à la promotion du dialogue et avec l’objectif politique de faire de la région Euro-Méditerranéenne une aire de coopération, d’échange, de mobilité, de compréhension mutuelle et de paix. Est-ce que la Fondation Anna Lindh reconnait ces valeurs et ces caractéristiques dans Western Sahara Resource Watch ? Cette dernière dispose d’un agenda qui va à l’encontre des intérêts du Maroc et de sa sécurité nationale, et viole les fondements mêmes de la Fondation Anna Lindh dont il est membre et dont la philosophie est le rayonnement de la paix.

De plus, le Conseil d’administration de la Fondation Anna Lindh est composé de 42 États, membres de l’Union pour la Méditerranée, de l’Union Européenne et certains de la Ligue Arabe : de quelle manière aucun responsable de ces gouvernements n’a-t-il soulevé cette anomalie ? Sachant que la plupart d’entre eux sont des amis du Maroc et soutiennent traditionnellement son intégrité territoriale.

Pire, la présidente en exercice de la Fondation Anna Lindh n’est autre que la députée européenne socialiste Elisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice en France et ex-membre du groupe d’amitié France-Maroc à l’Assemblée nationale française. Elisabeth Guigou, qui se considère comme l’amie du Maroc, ou plutôt que le Maroc considère comme son amie et une de ses lobbyistes phares en Europe, n’a jamais jugé bon de mettre fin aux activités de ce trublion qui demeure un membre très actif –et nuisible pour le royaume- de la Fondation qu’elle dirige.

 

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