Inédit : le documentaire choc de Samira Sitail sur les atteintes aux droits de l’homme commises par le Polisario

La deuxième chaîne de télévision nationale 2M a diffusé jeudi soir un documentaire poignant sur les atteintes aux droits de l’homme commises par le Polisario.

 

Intitulé «Témoins encombrants : le vrai visage du Front», le documentaire, dirigé par Samira Sitaïl, directrice de l’Information de la chaîne, s’est penché dans le détail sur les souffrances dont ont pâti les prisonniers de guerre ainsi que la population des camps de Tindouf.

Le documentaire, qui a fait escale à Assa, Ben Guérir, Tan-Tan, Rabat, Washington, Madrid, Nouakchott et Paris a permis de lever le voile sur un système répressif extrêmement violent, érigé par le Polisario, sous l’autorité d’Alger, en véritable mode de gouvernance afin d’étouffer toute forme de contestation, ce qui a permis à Alger de tenir le Polisario.

Le documentaire a ainsi donné la parole à plusieurs victimes, dont notamment Aguaï Dahi, président de l’association des portés disparus Polisario, Mohamed Mouloud Ecchouiar, Mohamed Lkabch ou encore Mohamed Val Ould Ghadi, qui gardent des séquelles physiques et psychologiques profondes suite aux traumatismes vécues dans les geôles des mercenaires du Polisario.

Ces victimes, parmi des dizaines d’autres, font partie de ceux qui ont déposé des plaintes auprès de la justice espagnole, qui a la qualité de juridiction universelle, contre 28 tortionnaires du front accusés de torture, auxquels on ajoutera 4 hauts gradés algériens : on citera le général Omari, Nadim Bennasser, Nabil Kaddour, attaché militaire auprès de l’ambassade d’Algérie à Nouakchott, et un certain Mahfoud.

La liste non exhaustive des tortionnaires et responsables au Polisario est longue ; On citera Abderrahim Buho, surnommé Michel, membre du secrétariat du Polisario, Sidi Wagag, d’origine mauritanienne, responsable au commissariat politique, Bachir Mustapha Sayed, fondateur du Front et actuel ministre d’Etat, Ahmed Salama Abrik, représentant aux Asturies, Adda Ahmim, ministre du développement économique, Mohamed Lamine Bouhali, ancien ministre de la défense, Mohamed Salem Sanoussi alias Salazar, Mahjoub Ould M’barek alias Lincoln, Sidi Ahamd Batal, ministre de l’équipement etc.

L’objectif de ces plaintes est de lever le voile sur les détentions arbitraires, les disparitions forcées et les assassinats commis par les hauts cadres du Polisario, à leur tête le Secrétaire général, Brahim Ghali, accusé de terrorisme et de génocide.

Encadrés et menées par les services secrets algériens, ces violations des droits de l’homme ont pour visée d’étouffer les libertés et toute forme de contestation à l’intérieur des camps.

Le documentaire, qui a recueilli les témoignages de Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE et de Richard Miniter journaliste américain d’investigation et Président de American Media Institute, est allé également à la rencontre des plus hautes juridictions espagnoles ainsi que de Amnesty international en Espagne, où il a été organisé une rencontre avec Olaz Cacho, une des responsables de l’organisation des droits de l’homme.

2M a envoyé des demandes d’interview et de témoignage au ministre de la communication algérien et au secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, restées sans réponse.

LE1

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